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Bulletin du RESPE n°36

Editorial

par Loïc LEGRAND (1)

Depuis de nombreuses années, le RESPE œuvre pour faciliter la participation des acteurs de la filière à l’épidémiosurveillance du territoire. Le « choc de simplification » de la déclaration avait débuté par le « tout informatique » avec la déclaration uniquement en ligne et s’est prolongé au moyen de VigiRESPE afin de permettre également aux socioprofessionnels d’enrichir les données sanitaires. Prochainement, à l’heure où l’hégémonie des smartphones n’a que peu d’égal, les modalités de déclaration vont encore progresser et le RESPE teste actuellement un portail compatible avec les différents téléphones portables et tablettes afin de permettre aux utilisateurs de rester connectés au RESPE, où qu’ils se trouvent, et de faire leur déclaration en temps réel, directement sur le terrain.

Ces avancées technologiques sont nécessaires afin de subvenir aux besoins de la filière et participer à l’essor du RESPE qui voit le champ de ses compétences s’accroître avec l’apparition de nouveaux sous-réseaux tels les sous-réseaux « Diarrhée du poulain » et « Anomalies Génétiques ». Ce dernier, le moins connu des professionnels, est mis à l’honneur dans ce numéro puisque les responsables du sous-réseau y décrivent son fonctionnement et qu’un cas fatal d’atrophie cérébelleuse y est rapporté. Les nouveaux modes de déclaration profiteront également aux sous-réseaux historiques comme les sous-réseaux « Syndrome Neurologique », dont le bilan 2014 est décrit dans ce numéro, et « Syndrome Respiratoire Aigu » particulièrement sollicité lors des épizooties de gourme survenues en France ces derniers mois. Ainsi, au vu de la recrudescence des foyers, un rappel sur cette maladie et les mesures sanitaires à mettre en place pour limiter la propagation de la bactérie est également proposé dans ce 36ème bulletin.

Mais les progrès technologiques, aussi innovants et performants soient-ils, ne peuvent être au service de la surveillance épidémiologique que si un contrôle strict de l’identité des animaux prélevés est effectué. Un recensement exhaustif des équidés présents en France est indispensable pour permettre, en cas d’épizootie, des actions sanitaires efficaces coordonnées par le RESPE. Un article détaillant la réglementation en vigueur ainsi que les contrôles organisés par l'Institut français du cheval et de l'équitation clôture ce volet estival du bulletin.

D’ici la fin de l’année, de nombreuses études vont se terminer au sein des différents sous-réseaux et les résultats vont être exploités pour enrichir la liste des pathogènes recherchés et améliorer encore l’efficacité de la surveillance. Le RESPE prépare donc une rentrée chargée, placée sous le signe de l’évolution et de la nouveauté !

(1) LABÉO Frank Duncombe et co-responsable du sous-réseau Syndrome Respiratoire Aigu du RESPE