Biosécurité : ces gestes qui limitent les risques sanitaires

La biosécurité, ce sont quelques gestes simples, une bonne hygiène de base, des mesures de prévention et du bon sens, qui sécurisent la santé de tous, humains intervenant sur l’exploitation et équidés. Les mesures de biosécurité mises en place par le détenteur des chevaux permettent de réduire les risques sanitaires.

En limitant :

  • L’introduction de maladies infectieuses sur la structure par de nouveaux chevaux, d’autres animaux domestiques ou sauvages, des équipements ou du matériel, des personnes, des aliments ou de l’eau, des insectes ou des rongeurs
  • La transmission de maladies entre les chevaux d’une même structure
  • La transmission des maladies présentes à d’autres structures hébergeant des chevaux ou d’autres animaux domestiques

 

 

Biosécurité : ces gestes qui limitent les risques sanitaires

 

Lorsqu’un cheval est malade dans ma structure, je mets en place un circuit de soins.

Si un personnel différent ne peut être attribué aux soins des chevaux malades, débuter les soins par les animaux sains, puis par les chevaux ayant été en contact avec les malades et terminer par les malades.

 

 

Biosécurité : ces gestes qui limitent les risques sanitaires

 

Lorsqu’un nouvel individu arrive dans une structure, le mettre en isolement sanitaire ou quarantaine permet d’éviter la propagation d’une maladie qu’il pourrait déclencher pendant cette période, aux chevaux déjà présents sur le site. Cet isolement sanitaire dure au moins une semaine durant laquelle il est important de suivre a minima quotidiennement ses constantes physiologiques (suivi de température par exemple), son état physique et son comportement.

 

Biosécurité : ces gestes qui limitent les risques sanitaires

 

Les chevaux peuvent entrer en contact avec les maladies de diverses manières. Les principales sources de maladies infectieuses pour les chevaux sont :

1/ Soit des contacts directs avec un cheval ou un autre animal malade par :

  • jetage nasal, toux, salive, « nez à nez », fœtus avortés, placenta et liquide fœtal
  • semences infectées, qu’elles soient fraiches ou non, lors d’une saillie ou d’une insémination

2/ Soit des contacts indirects par :

  • le matériel de travail, de soin, les surfaces, les vans, les bottes, les vêtements qui peuvent avoir été souillés…
  • Les vecteurs que sont les insectes piqueurs, les tiques, les rongeurs, les oiseaux sauvages…
  • le matériel de soins contaminé (ex : sang sur aiguilles contaminées réutilisées)
  • le fumier

Ces listes ne sont bien sûr pas exhaustives, de nombreuses sources de maladies peuvent être identifiées dans l’environnement des chevaux.  Il est donc important d’être vigilant à ces risques d’exposition à la maladie pour protéger la santé de votre cheval et des autres équidés.

 

Biosécurité : ces gestes qui limitent les risques sanitaires

 

Chaque cheval doit avoir son propre matériel de soin (y compris le seau pour l’abreuver) et de travail afin d’éviter la transmission de maladies. Si cela n’est pas possible et que vous partagez par exemple le harnachement entre plusieurs chevaux, il est indispensable de le nettoyer et le désinfecter complètement le plus régulièrement possible et dans l’idéal entre chaque cheval. Cela vaut également pour les mors, les tapis, les couvertures ou encore le matériel de pansage qui sont souvent partagés.

Ayez les bons réflexes : nettoyez toujours avant de désinfecter, les désinfectants n’étant pas efficaces sur des surfaces souillées.

 

Biosécurité : ces gestes qui limitent les risques sanitaires