Biosécurité équine : un levier stratégique de prévention à l’approche de la saison des compétitions et de la monte

Biosécurité équine : un levier stratégique de prévention à l’approche de la saison des compétitions et de la monte

À l’heure où la saison des compétitions et de la monte redémarre, la vigilance sanitaire doit être renforcée. Les rassemblements, déplacements et échanges d’équidés augmentent significativement les risques de diffusion des maladies infectieuses.

Dans un contexte épidémiologique marqué par la circulation active de la grippe équine et de la rhinopneumonie (HVE), la biosécurité ne doit pas être perçue comme une contrainte, mais bien comme un outil stratégique et essentiel de protection collective.

 

La biosécurité, un enjeu de santé publique équine

Les maladies infectieuses, en particulier d’origine virale, peuvent se propager très rapidement entre chevaux, parfois avant même l’apparition de signes cliniques visibles.

L’application rigoureuse de mesures de biosécurité permet de :

  • Réduire significativement les risques de transmission,
  • Détecter plus précocement les cas suspects,
  • Protéger les structures équestres, les élevages et les événements,
  • Limiter les pertes économiques et préserver l’activité de la filière.

 

Avant tout déplacement : adopter les bons réflexes

Avant un départ en concours, en reproduction ou en déplacement collectif, il est recommandé de :

  • Contrôler l’état de santé du cheval (température, comportement),
  • Vérifier que le carnet sanitaire est à jour,
  • Ne pas déplacer d’équidé présentant des signes cliniques (fièvre, toux, écoulements),
  • S’assurer que les vaccinations contre la grippe et l’HVE sont à jour conformément à la réglementation en vigueur.

 

Pendant un rassemblement : limiter les expositions

Lors de tout événement impliquant plusieurs équidés, il convient de :

  • Réduire les contacts directs entre chevaux (notamment nez à nez),
  • Utiliser du matériel individuel et éviter les échanges (seau, licol, brosses, embouchures),
  • Maintenir une hygiène stricte (lavage des mains, désinfection du matériel).
    Ces mesures, simples à mettre en œuvre, contribuent activement à limiter la transmission des agents pathogènes.

 

Au retour à l’écurie : surveiller et anticiper

De retour dans la structure, il est conseillé de :

  • Isoler temporairement l’équidé ayant participé à un rassemblement (au minimum 7 jours),
  • Contrôler régulièrement sa température et son état général,
  • Contacter un vétérinaire en cas de doute ou de signes anormaux.
    Cette période de surveillance post-déplacement est un maillon clé de la prévention.

 

La biosécurité : une pratique à inscrire dans la durée

Renforcer la biosécurité, c’est avant tout instaurer une culture de prévention partagée par l’ensemble des acteurs de la filière : propriétaires, vétérinaires, responsables de structures, organisateurs d’événements, etc.

Chaque détenteur d’équidé joue un rôle dans la maîtrise des risques sanitaires.
En période d’épidémie, l’engagement de tous permet de limiter les foyers, de protéger les animaux et de maintenir l’activité équestre dans des conditions sécurisées.

 

Pour aller plus loin

 

Le respect des gestes de biosécurité, renforcé en période épidémique, est une mesure de responsabilité individuelle et collective. Il constitue un pilier essentiel pour assurer la santé et la pérennité de la filière équine.