Fièvre de West Nile chez le cheval : vigilance renforcée face à une maladie vectorielle en circulation

Fièvre de West Nile chez le cheval : vigilance renforcée face à une maladie vectorielle en circulation

Avec la reprise d’activité des moustiques, la fièvre de West Nile chez le cheval constitue un enjeu sanitaire majeur en France. Le RESPE appelle à la vigilance l’ensemble des acteurs de la filière équine, et en particulier les vétérinaires sentinelles, face à cette maladie vectorielle équine en circulation sur le territoire.

 

Une maladie vectorielle équine à surveiller

Le virus West Nile (WNV) est transmis par des moustiques, les oiseaux constituant le principal réservoir.

Chez le cheval, l’infection est le plus souvent asymptomatique. Toutefois, certaines formes cliniques peuvent être graves et se manifester par :
• des troubles neurologiques (ataxie, faiblesse, paralysie)
• une altération de l’état général
• plus rarement, une issue fatale

 

 

 

 

 

 

 

Il est important de rappeler que le cheval est un cul-de-sac épidémiologique : il n’y a pas de transmission directe entre équidés ni du cheval vers l’Homme.

 

Période à risque : une vigilance accrue dès le printemps

La circulation du virus West Nile est étroitement liée à l’activité des moustiques.

La période à risque s’étend généralement de mi-mai à mi-novembre, nécessitant une vigilance renforcée sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones nouvellement concernées.

Le RESPE invite les vétérinaires sentinelles à une attention particulière durant cette période, afin de détecter précocement les cas et suivre l’évolution de la situation sanitaire.

 

Conduite à tenir en cas de suspicion de West Nile chez le cheval

Tout équidé présentant des signes compatibles (syndrome nerveux ou fièvre isolée) doit faire l’objet :
• d’une prise en charge clinique adaptée
• d’une déclaration auprès de la DD(ETS)PP
• d’un signalement au RESPE

La fièvre de West Nile est une maladie réglementée à déclaration obligatoire, relevant d’une gestion par les autorités sanitaires.

 

Signalement au RESPE : un rôle clé des vétérinaires sentinelles

Les vétérinaires sentinelles du RESPE jouent un rôle central dans la surveillance de la fièvre de West Nile.

En cas de suspicion, la déclaration s’effectue via les outils du RESPE :
• saisie du cas sur la plateforme VigiRESPE
• renseignement des informations cliniques (syndrome nerveux ou fièvre isolée)
• réalisation de prélèvements selon le protocole en vigueur

Ce signalement permet :
• une détection précoce des foyers
• un suivi en temps réel de la circulation du virus
• la diffusion d’alertes sanitaires adaptées

Chaque déclaration contribue directement à la surveillance épidémiologique équine et à la protection de la filière.

 

Prévention de la fièvre de West Nile chez le cheval

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La prévention repose principalement sur la réduction de l’exposition aux moustiques vecteurs :
• adapter les horaires de sortie (éviter les périodes de forte activité des moustiques)
• protéger les chevaux (répulsifs, abris, moustiquaires)
• limiter les eaux stagnantes favorisant la prolifération des moustiques
• envisager la vaccination dans les zones à risque

Un suivi de la température peut également être mis en place dans les zones exposées ou en cas de suspicion.

 

Surveillance sanitaire équine : une responsabilité collective

La surveillance de la fièvre de West Nile chez le cheval repose sur l’implication de tous les acteurs de la filière : vétérinaires, détenteurs, éleveurs et gestionnaires de structures.

La mobilisation des vétérinaires sentinelles est essentielle pour :
• détecter précocement les cas
• suivre l’évolution de la circulation virale
• adapter les mesures de gestion

Chaque signalement renforce la veille sanitaire équine et contribue à limiter la propagation de cette maladie.