Grippe équine – Appel à vigilance renforcée – 14/01/2026

Grippe équine – Appel à vigilance renforcée – 14/01/2026

Depuis le début de l’automne, des foyers de grippe équine ont été rapportés en Europe et en Amérique du Nord. En France, plusieurs foyers ont été confirmés depuis la mi-novembre, touchant notamment des écuries d’entraînement de trotteurs et des centres équestres, dans les départements suivants : Charentes maritimes (17), Orne (61), Sarthe (72) , Seine et Marne (77) et Val de Marne (94).

 

Au cours des dernières semaines, et depuis le dernier appel à vigilance du 02/12/2025, de nouveaux foyers de grippe équine ont été identifiés dans les départements suivants : Calvados (14), Manche (50), Mayenne (53), Essonne (91), Alpes-Maritimes (06), Nord (59), Oise (60), Eure (27), Maine-et-Loire (49) et Pyrénées-Atlantiques (64).

 

Les équidés atteints présentent des signes cliniques évocateurs de la maladie : hyperthermie, toux, jetage nasal, abattement. Dans plusieurs structures insuffisamment ou non vaccinées, des formes cliniques marquées ont été observées, avec une proportion importante d’animaux symptomatiques.

 

Des mesures sanitaires ont été mises en place dès l’apparition des premiers signes cliniques dans les effectifs concernés (isolement des animaux malades, limitation des mouvements, renforcement de la surveillance). Les enquêtes épidémiologiques en cours mettent en évidence le rôle probable des déplacements d’équidés infectés ou en période d’incubation, ainsi que des contacts lors de rassemblements ou du transport, dans la diffusion de l’infection. Le typage des souches virales est en cours.

Pour les structures non touchées, la vaccination demeure un levier essentiel de prévention, permettant de limiter l’expression clinique et surtout l’excrétion virale, et donc la propagation de la maladie. Un rappel vaccinal contre la grippe équine est fortement recommandé lorsque le dernier rappel date de plus de six mois.

 

 

Point de vigilance complémentaire : HVE-1

 Dans ce contexte de circulation accrue d’agents pathogènes respiratoires et compte tenu des facteurs favorisants (stress, mouvements, regroupements), le RESPE souhaite également alerter sur le risque de recrudescence des cas d’herpèsvirose équine de type 1 (HVE-1). Une vigilance particulière est recommandée vis-à-vis de l’apparition de signes respiratoires, neurologiques ou abortifs, et les mêmes principes de biosécurité doivent être appliqués sans délai en cas de suspicion.

 

Le RESPE poursuit le suivi de la situation et ne manquera pas de communiquer toute évolution significative.

 

 Annexes :