Lettre d’information IFCE d’octobre : prévenir les risques liés à l’automne
L’automne est une période qui nécessite une vigilance particulière pour la santé des équidés. Entre la présence de certaines plantes ou fruits potentiellement toxiques dans les pâtures et la gestion du parasitisme, plusieurs risques doivent être anticipés.
Dans sa lettre d’information n°151 d’octobre 2026, l’IFCE propose plusieurs ressources pratiques pour accompagner les détenteurs et professionnels de la filière équine dans la prévention de ces risques.
Plantes toxiques : une vigilance accrue à l’automne
Après un été marqué par la sécheresse, les risques d’intoxications végétales au pâturage peuvent être plus importants. L’IFCE attire notamment l’attention sur deux risques saisonniers : les érables et les glands.
Reconnaître les érables à risque
À l’automne, l’ingestion des fruits de certaines espèces d’érables peut être à l’origine de la myopathie atypique, une maladie saisonnière particulièrement grave chez les équidés.
Les conditions climatiques de cette année ayant favorisé la production de samares, il est essentiel de savoir identifier les espèces d’érables présentes à proximité des pâtures et celles qui présentent un risque pour les chevaux.
L’IFCE met à disposition un poster permettant de mieux reconnaître les principales espèces concernées.
→ Découvrir le poster sur les érables
Attention à la consommation de glands
Les chênes ont également été particulièrement fructifères en 2026. Avec la chute des glands à l’automne, une vigilance particulière est recommandée dans les pâtures où des chênes sont présents.
Une ingestion importante de glands, notamment lorsqu’ils sont encore verts, peut en effet être à l’origine d’intoxications parfois graves chez les équidés.
Une fiche technique de l’IFCE permet de mieux comprendre les risques et les mesures de prévention à adopter.
→ Consulter la fiche technique sur les chênes et les glands
Parasitisme : vers une gestion plus raisonnée
L’automne constitue également une période importante dans la gestion du parasitisme des équidés.
Analyses, fréquence des traitements, recours à des alternatives aux vermifuges classiques… L’IFCE présente les résultats d’un récent sondage consacré aux pratiques des détenteurs d’équidés et rappelle l’importance d’adopter une gestion raisonnée et durable du parasitisme.
→ Découvrir les résultats du sondage en vidéo
Vermifugation : limiter le développement des résistances
La vermifugation systématique des équidés contribue au développement de résistances des parasites aux molécules antiparasitaires. À terme, les traitements peuvent ainsi perdre en efficacité, alors même que le nombre de molécules disponibles reste limité.
L’IFCE propose une fiche technique pour mieux comprendre ce phénomène et faire évoluer les pratiques de vermifugation.
→ Consulter la fiche sur la résistance aux vermifuges
La coproscopie, un outil pour adapter les traitements
Parmi les outils permettant de mieux cibler la vermifugation figure la coproscopie. Cette analyse permet d’évaluer la quantité d’œufs de certains parasites digestifs présents dans les crottins et d’identifier le statut excréteur du cheval.
Ces informations contribuent à déterminer, avec les professionnels de santé animale, si un traitement antiparasitaire est nécessaire et à adapter la stratégie de gestion du parasitisme.
L’IFCE propose une vidéo pour comprendre le principe et l’intérêt de la coproscopie.
→ Visionner la vidéo sur la coproscopie
Des ressources à retrouver dans la lettre d’information de l’IFCE
Plantes toxiques, myopathie atypique, intoxication aux glands, gestion du parasitisme, résistance aux vermifuges ou encore coproscopie : cette nouvelle lettre d’information rassemble plusieurs ressources pour accompagner les détenteurs et professionnels dans la prévention des principaux risques de saison.
→ Retrouvez l’ensemble des ressources dans la lettre d’information n°151 de l’IFCE – octobre 2026.