Traitement
Il n’existe pas de traitement spécifique contre les infections à rotavirus. Les poulains sont essentiellement soignés par réhydratation par voie orale ou intra-veineuse. Afin d’éviter une inflammation entérique trop importante, un pansement digestif peut être administré. Enfin, la flore intestinale peut être restaurée par l’administration de probiotiques (bactéries non pathogènes nécessaires à la digestion).
Prévention
- Stimuler l’immunité du poulain.
- Réduire les sources de contamination au sein de l’élevage par de bonnes pratiques sanitaires.
- Avoir les bons réflexes face à un premier cas de diarrhée.
- Isoler le(s) poulain(s) et leur(s) mère(s).
- Organiser un circuit de soins afin de ne pas contaminer les poulains sains.
- Eviter la surconcentration
- Séparer les lots de poulains par groupe d’âge.
- Vacciner les juments gestantes, selon le protocole en vigueur
Vaccination
La vaccination constitue un levier essentiel dans la prévention de la rotavirose équine, en particulier dans les élevages où circulent des poulains nouveau-nés, plus sensibles à cette infection digestive.
Les vaccins disponibles sont administrés aux juments gestantes afin de stimuler la production d’anticorps, qui seront transmis au poulain via le colostrum. Cette immunité passive permet de réduire la sévérité des signes cliniques, notamment la diarrhée, la déshydratation et les complications associées chez le poulain.
Les données de terrain et les études disponibles montrent que la vaccination des juments permet de diminuer significativement l’incidence et l’intensité des épisodes de diarrhée néonatale liés au rotavirus, contribuant ainsi à améliorer la survie et l’état général des poulains dans les élevages concernés. Elle participe également à réduire la pression infectieuse au sein des structures d’élevage.
Le protocole vaccinal repose classiquement sur trois injections chez la jument gestante, réalisées :
- au 8e mois de gestation
- au 9e mois de gestation
- au 10e mois de gestation
Ce schéma permet d’optimiser la production d’anticorps et leur transfert au poulain via le colostrum. L’efficacité de la vaccination dépend étroitement de la qualité et de la prise du colostrum dans les premières heures de vie.
La vaccination ne permet pas d’empêcher totalement l’infection ni l’excrétion virale. Elle s’inscrit donc dans une approche globale de prévention, incluant des mesures d’hygiène strictes, la gestion des lots de juments et de poulains, ainsi que la surveillance sanitaire.
Enfin, la décision de vacciner doit être prise en concertation avec le vétérinaire, en fonction du contexte de l’élevage et du niveau de risque. Une attention particulière doit être portée à la qualité du colostrum et aux conditions d’élevage pour optimiser la protection des poulains.