Maladies du poulain

Mise en place en 2014, la surveillance des Maladies du poulain s’est d’abord orientée sur la surveillance des diarrhées infectieuses chez les jeunes équidés de moins de 4 mois. Depuis 2019, elle a été élargie aux animaux jusqu’à leur un an ainsi qu’à la surveillance de la rhodococcose.

Pourquoi ?

La surveillance des Maladies du poulain contribue à :
  • déterminer l'incidence et la prévalence des pathogènes responsables de diarrhées et de la rhodococcose ;
  • apporter une aide au diagnostic des affections chez le poulain pour comprendre au mieux les cas ;
  • fournir une aide aux acteurs de la filière, en particulier les vétérinaires, et aux autorités sanitaires à la gestion de crise lors d’une épizootie ;
  • récolter des informations épidémiologiques et cliniques permettant répondre aux interrogations émanant du terrain sur ces maladies et identifier de potentiels facteurs de risque ;
  • accompagner des travaux de recherche permettant de mieux connaître ces maladies pour une meilleure prévention et un développement des outils diagnostiques et de prise en charge des équidés atteints.

Quoi ?

Les Maladies du poulain regroupent les principales pathologies infectieuses affectant les poulains de la naissance jusqu’à un an. Les diarrhées chez le poulain peuvent être causées par de multiples agents infectieux entraînant les mêmes signes cliniques. Pour la rhodococcose, les signes d’appel sont l’hyperthermie, une atteinte de l’état général et une modification de certaines constantes biologiques.

Les agents pathogènes (virus et bactéries) recherchés dans le cadre du protocole de surveillance du RESPE sont:

  • le rotavirus ;
  • le coronavirus ;
  • les bactéries du genre Salmonella ;
  • la bactérie Escherichia coli ;
  • la bactérie Lawsonia intracellularis ;
  • la bactérie Clostridium perfringens ;
  • la bactérie Rhodococcus equi, responsable de rhodococcose

Comment ?

Lorsqu’un poulain présente les signes de l’une ou l’autre de ces affections, le Vétérinaire Sentinelle qui l’examine peut, avec l’accord du propriétaire, le déclarer, au RESPE dans le cadre des Maladies du Poulain. Cette première information permet au RESPE de connaître la répartition des poulains malades.

Le Vétérinaire Sentinelle prélève ensuite des échantillons : fécès et écouvillon rectal pour les diarrhées, lavage respiratoire, ponction d’arthrite, ganglions mésentériques ou abcès pulmonaires pour la rhodococcose.

Ces échantillons vont servir à confirmer ou non, la présence de virus ou de bactéries par des analyses de laboratoire et sont envoyés au laboratoire partenaire du RESPE (LABEO Frank Duncombe).

Dans le cadre du protocole de surveillance du RESPE, la recherche des agents pathogènes se fait par une technique de biologie moléculaire dite PCR : elle permet de détecter l’ADN du virus ou des bactéries dans l’échantillon ; pour la rhoodococcose, une technique de bactériologie précède l’analyse par PCR.

Si le résultat revient positif sur une maladie surveillée, cette seconde information permet de connaitre la répartition des maladies en France. Elle est diffusée sous forme d’alerte immédiate afin que les détenteurs d’équidés puissent être plus vigilants qu’à l’habitude et que des mesures de précaution adaptées puissent être mises en place si besoin.

Informations complémentaires

Dans le cadre du protocole de surveillance des Maladies du Poulain, le RESPE propose une prise en charge de 50% des frais d’analyses pour la détection de la Rhodococcose et de 60% pour celle des causes de diarrhée.

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Foire aux questions

+- Quel est le temps de résistance de la "gourme" et des autres virus/bactéries en dehors de l'équidé ?

Un agent pathogène (virus, bactérie...) qui va entrainer la grippe, la gourme, etc., a besoin de conditions favorables pour survivre dans le milieu extérieur. Ces conditions sont variables selon le type de virus ou de bactéries et il est difficile de donner une seule réponse pour tous les agents pathogènes.

Dans tous les cas, les milieux aqueux, humides, peuvent être propices à la propagation de nombreux agents pathogènes : du mucus ou jetage sur un seau, un licol ou sur les mains du soigneur sont à considérer comme des conditions favorables à la survie d'un agent pathogène et donc comme source de contamination d'un équidé à un autre.

Bien nettoyer et désinfecter régulièrement le matériel de soins et l'environnement d'un équidé est donc important, d'autant plus quand il est malade et après sa guérison.

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