Peste équine : comprendre cette maladie virale et les risques d’introduction en Europe

Peste équine : comprendre cette maladie virale et les risques d’introduction en Europe

La peste équine africaine est l’une des maladies infectieuses les plus graves chez les équidés. Transmise par des insectes piqueurs du genre Culicoides, elle provoque chaque année d’importantes pertes chez les chevaux dans les régions où elle circule, principalement en Afrique subsaharienne.

Si cette maladie est aujourd’hui absente de France, plusieurs évolutions récentes, notamment le réchauffement climatique, les mouvements internationaux d’animaux et l’adaptation des insectes vecteurs, conduisent les autorités sanitaires à renforcer leur vigilance.

Afin de mieux comprendre cette maladie émergente et les enjeux qu’elle représente pour la filière équine, l’IFCE organise une webconférence en partenariat avec le RESPE.

 

Qu’est-ce que la peste équine ?

La peste équine (African Horse Sickness – AHS) est une maladie virale provoquée par le virus de la peste équine (African Horse Sickness Virus – AHSV).

Elle touche principalement :

  • les chevaux ;
  • les mulets ;
  • les ânes ;
  • certains équidés sauvages.

Chez le cheval, cette maladie peut provoquer des formes particulièrement graves, avec un taux de mortalité élevé.

Contrairement à de nombreuses maladies contagieuses, la peste équine ne se transmet pas directement d’un cheval à un autre. La transmission nécessite l’intervention d’un insecte vecteur.

 

Comment se transmet le virus de la peste équine ?

Le virus est transmis lors du repas sanguin de petits moucherons hématophages appartenant au genre Culicoides.

Après avoir piqué un équidé infecté, ces insectes peuvent transmettre le virus à d’autres chevaux.

Les Culicoides sont déjà connus pour leur rôle dans la transmission d’autres maladies vectorielles, comme la fièvre catarrhale ovine ou la maladie hémorragique épizootique, ce qui en fait des acteurs majeurs de la surveillance sanitaire.

 

Pourquoi la peste équine préoccupe-t-elle l’Europe ?

Même si la peste équine reste principalement présente en Afrique subsaharienne, plusieurs éléments renforcent aujourd’hui le niveau de vigilance.

Le réchauffement climatique favorise progressivement l’extension géographique de certaines espèces de Culicoides.

En parallèle, plusieurs épisodes ont démontré que le virus pouvait s’adapter à des espèces locales d’insectes vecteurs.

L’épizootie survenue en Thaïlande en 2020, ainsi que les épisodes historiques observés dans la péninsule Ibérique entre 1965-1966 puis 1987-1990, illustrent cette capacité d’adaptation.

Ces événements montrent que le risque d’introduction de la peste équine dans des régions jusqu’alors indemnes ne peut être exclu.

 

Quels seraient les impacts pour la filière équine ?

L’apparition d’un foyer de peste équine aurait des conséquences sanitaires, économiques et réglementaires majeures :

  • une mortalité importante chez les chevaux ;
  • des restrictions de circulation des équidés ;
  • l’annulation de compétitions, rassemblements et manifestations équestres ;
  • des perturbations des échanges internationaux ;
  • des conséquences économiques importantes pour l’ensemble de la filière équine.

Pour cette raison, l’Union européenne investit actuellement dans le développement de nouveaux outils de diagnostic, de surveillance et de prévention afin d’améliorer sa capacité de réponse en cas d’introduction du virus.

 

Une webconférence IFCE pour mieux comprendre la peste équine

Face à ces enjeux, l’IFCE propose une webconférence consacrée à la peste équine.

Animée par Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale de l’ANSES, cette conférence permettra notamment d’aborder :

  • les caractéristiques du virus de la peste équine ;
  • le rôle des Culicoides dans la transmission ;
  • l’influence du changement climatique sur les maladies vectorielles ;
  • les risques d’introduction en Europe ;
  • les outils de surveillance, de diagnostic et de prévention développés au niveau européen.

 

Inscrivez-vous à la webconférence

Date : mardi 8 septembre 2026
Horaire : de 11 h 30 à 12 h 00
Intervenant : Stéphan Zientara, directeur du laboratoire de santé animale de l’ANSES.

La participation est gratuite.

Lien d’inscription :
https://www.ifce.fr/ifce/connaissances/webconferences/sante-et-bien-etre-animal/la-peste-equine-une-maladie-vectorielle-menacante/

En seulement 30 minutes, cette webconférence vous permettra de :

  • mieux comprendre cette maladie vectorielle ;
  • découvrir les enjeux sanitaires pour la filière équine ;
  • mieux appréhender les risques liés à son éventuelle introduction en Europe ;
  • poser vos questions à l’expert.

 

Le rôle du RESPE dans la surveillance des maladies équines

La surveillance des maladies infectieuses constitue l’une des missions essentielles du RESPE.

Grâce à son réseau de vétérinaires sentinelles et de partenaires scientifiques, le RESPE contribue à la détection précoce des maladies équines, au partage des informations sanitaires et à la diffusion des bonnes pratiques de prévention.

Dans un contexte d’évolution des maladies vectorielles et de changement climatique, maintenir un haut niveau de vigilance est indispensable pour protéger durablement la santé des équidés et accompagner les professionnels de la filière face aux risques émergents.