Poids du cheval : prévenir le surpoids au printemps
Avec l’arrivée du printemps, la reprise de la pousse de l’herbe augmente le risque de surpoids chez le cheval. L’herbe jeune, particulièrement riche en sucres, peut favoriser des troubles métaboliques et déclencher des épisodes de fourbure, notamment chez les chevaux prédisposés.
Anticiper et suivre l’évolution du poids est essentiel pour préserver la santé des équidés.
Surpoids : un risque pour la santé
Le surpoids n’est pas qu’une question d’apparence. Il augmente le risque de :
- Fourbure,
- Syndrome métabolique équin,
- Problèmes articulaires,
- Baisse des performances.
Chaque cheval doit être suivi individuellement, en tenant compte de sa race, de son âge, de son mode de vie et de son niveau d’activité.
Comment suivre le poids de son cheval ?
- Au printemps, un suivi régulier est recommandé.
- Évaluer l’état corporel (encolure, côtes, base de la queue).
- Utiliser un ruban barymétrique pour estimer le poids et suivre son évolution.
- Prendre des photos comparatives à intervalles réguliers.
- Tenir un carnet de suivi (alimentation, exercice, mesures).
- Un contrôle mensuel est conseillé pour les chevaux à risque.
Quelles solutions pour limiter le surpoids ?
La gestion repose sur une restriction énergétique progressive.
- Limiter l’accès à l’herbe
- Mettre en place un pâturage au fil,
- Utiliser des paniers de pâturage adaptés,
- Éviter de réduire uniquement le temps de pâture,
- Privilégier une herbe plus haute (au-delà de 15 cm).
Adapter l’alimentation
- Supprimer les concentrés en cas de surpoids,
- Basculer vers une ration principalement composée de fourrage,
- Distribuer 1 à 1,5 % du poids vif en foin pour un cheval en surpoids,
- Fractionner les apports et utiliser des filets à petites mailles.
Augmenter l’activité physique
Un exercice régulier et progressif favorise la perte de masse grasse.
Vigilance au printemps
Une seule exposition excessive aux sucres peut suffire à déclencher un épisode de fourbure chez un cheval sensible. Toute modification alimentaire doit être progressive et, si possible, encadrée par un vétérinaire.
Maintenir un poids adapté, c’est protéger durablement la santé, la mobilité et le bien-être du cheval.