Prévention des maladies équines : 9 mesures pour protéger les chevaux

Prévention des maladies équines : 9 mesures pour protéger les chevaux

La prévention des maladies équines est essentielle pour protéger la santé des chevaux et limiter la propagation des maladies infectieuses. Surveillance quotidienne, isolement, quarantaine, biosécurité, vaccination… Plusieurs mesures complémentaires permettent de réduire les risques sanitaires au quotidien.

Pour accompagner les propriétaires, détenteurs et professionnels, le RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine) met à disposition une page dédiée à la prévention et présente 9 mesures pour prévenir les maladies infectieuses chez les équidés.

 

Découvrez les 9 mesures de prévention du RESPE : https://respe.net/prevention/

 

Pourquoi prévenir les maladies infectieuses chez le cheval ?

Les maladies infectieuses équines peuvent se transmettre de différentes manières : contacts entre chevaux, matériel partagé, environnement contaminé, déplacements ou encore certains vecteurs. Les concours, courses, randonnées et autres rassemblements, l’arrivée d’un nouvel équidé ou encore la présence d’un cheval malade dans une structure sont autant de situations qui nécessitent une vigilance particulière. Une bonne biosécurité équine repose sur plusieurs mesures complémentaires permettant d’anticiper les risques, de détecter rapidement les premiers signes de maladie et de limiter la propagation d’un éventuel agent infectieux.

 

Quelles sont les 9 mesures de prévention des maladies équines ?

  1. Surveiller quotidiennement son cheval

L’observation quotidienne du cheval est l’un des premiers outils de prévention.

Connaître son état habituel permet de détecter rapidement un changement. Température, comportement, appétit, respiration… Soyez notamment attentif à l’apparition de fièvre, d’abattement, de toux, d’écoulement nasal ou de tout autre signe inhabituel.

  1. Isoler un cheval malade ou suspect

Lorsqu’un cheval présente des signes compatibles avec une maladie infectieuse, limitez rapidement ses contacts avec les autres équidés et contactez votre vétérinaire. L’isolement permet de réduire le risque de transmission dans l’attente d’un diagnostic et de recommandations adaptées.

  1. Limiter les mouvements d’équidés

En cas de suspicion ou de foyer de maladie infectieuse, les déplacements peuvent favoriser la diffusion d’un agent pathogène. Selon la situation, il peut être nécessaire de suspendre temporairement les entrées et sorties de chevaux, ainsi que les déplacements vers des compétitions, entraînements ou rassemblements.

  1. Mettre en place une quarantaine et un circuit de soins

Lors de l’arrivée d’un nouvel équidé, une quarantaine permet de surveiller son état de santé avant son intégration au groupe. En présence d’un cheval malade ou suspect, organisez également un circuit de soins afin de limiter les risques de contamination : occupez-vous d’abord des chevaux sains ou les plus fragiles, comme les poulains et les juments gestantes, puis des chevaux qui ont été en contact ou suspects et en dernier, les chevaux malades. Lorsque cela est nécessaire, utilisez du matériel dédié.

  1. Limiter les interactions entre chevaux

Les contacts entre chevaux provenant de groupes ou de structures différentes peuvent favoriser la transmission de certaines maladies infectieuses. Lors des déplacements et rassemblements équins, limitez les contacts directs et évitez le partage de matériel, de seaux ou d’abreuvoirs.

  1. Surveiller les chevaux lors des déplacements

Les déplacements et rassemblements constituent des périodes nécessitant une vigilance accrue. Avant le départ, vérifiez l’état général et la température de votre cheval et ne déplacez pas un animal présentant des signes cliniques. Pendant et après un concours, une course, une randonnée ou tout autre rassemblement, renforcez la surveillance de son état de santé afin de repérer rapidement l’apparition éventuelle de symptômes.

  1. Sécuriser l’environnement des chevaux

L’environnement joue également un rôle dans la prévention sanitaire équine.

Matériel de pansage, équipements, installations et espaces communs peuvent, selon les agents infectieux concernés, participer à leur transmission. Une bonne hygiène, associée au nettoyage et à la désinfection lorsque cela est nécessaire, contribue à réduire les risques.

  1. Adapter la vaccination de son cheval

La vaccination des chevaux constitue un outil important de prévention contre certaines maladies infectieuses. Le protocole vaccinal doit être adapté à chaque équidé selon son âge, son activité, ses déplacements et le contexte sanitaire. Votre vétérinaire pourra vous conseiller sur les vaccins et les rappels adaptés à la situation de votre cheval. La vaccination s’inscrit dans une démarche globale et ne remplace pas les autres mesures de biosécurité.

  1. Savoir réagir face à un foyer de maladie équine

Lorsqu’un foyer de maladie infectieuse équine est identifié, la rapidité de réaction est essentielle. Renforcez la surveillance des chevaux, limitez les mouvements et les contacts et appliquez les mesures de biosécurité recommandées.

Suivez également les recommandations de votre vétérinaire et l’évolution de la situation sanitaire afin d’adapter vos pratiques.

 

Alertes sanitaires et VigiRESPE : s’informer pour mieux prévenir

La surveillance sanitaire équine complète les mesures de prévention mises en place au quotidien. Les alertes sanitaires du RESPE permettent de rester informé des événements nécessitant une vigilance particulière.

La plateforme VigiRESPE permet quant à elle de suivre la situation sanitaire équine et sa répartition géographique. La consulter avant un déplacement, une compétition ou un rassemblement permet d’adapter sa vigilance au contexte sanitaire.

Suivez la situation sanitaire sur VigiRESPE : https://vigirespe.net/

 

Pourquoi signaler une suspicion de maladie équine ?

En cas de fièvre, de signes respiratoires, neurologiques ou de tout autre symptôme inhabituel, contactez rapidement votre vétérinaire. Selon la situation, un signalement pourra être effectué auprès du RESPE. Ces déclarations contribuent à détecter les foyers, suivre la circulation des maladies équines et informer la filière.

La prévention et la surveillance sanitaire reposent ainsi sur une démarche collective : chaque signalement contribue à une meilleure connaissance de la situation sanitaire.

Signaler une suspicion de maladie équine : https://vigirespe.net/signaler

 

Prévention et biosécurité équine : chaque mesure compte

Prévenir les maladies chez le cheval repose sur des gestes simples et complémentaires : surveiller quotidiennement, isoler un cheval suspect, limiter les mouvements et les interactions, organiser une quarantaine et un circuit de soins, sécuriser l’environnement, adapter la vaccination et savoir réagir face à un foyer.

 

En appliquant ces mesures de prévention et de biosécurité équine et en restant informé de la situation sanitaire, propriétaires, détenteurs et professionnels contribuent à protéger leurs équidés et à limiter la propagation des maladies infectieuses.

 

Retrouvez les 9 mesures détaillées, les conseils pratiques, des schémas et des fiches à télécharger sur le site du RESPE : https://respe.net/prevention/