Propriétaires, vétérinaires, laboratoires : tous acteurs de la surveillance sanitaire équine
La surveillance des maladies équines commence sur le terrain, auprès de celles et ceux qui côtoient les chevaux au quotidien. Propriétaires et détenteurs, vétérinaires, laboratoires et RESPE interviennent chacun à leur niveau pour faire circuler l’information sanitaire. De l’observation des premiers signes à l’analyse des données, découvrez comment cette chaîne contribue à mieux connaître et surveiller les maladies équines.
Propriétaires et détenteurs : la surveillance commence avec vous
Qui connaît mieux le comportement habituel d’un cheval que la personne qui s’en occupe quotidiennement ?
Les propriétaires et détenteurs sont souvent les premiers à pouvoir remarquer un changement : un cheval moins vif, une perte d’appétit, l’apparition d’une toux ou encore un comportement inhabituel.
Certains signes doivent notamment attirer l’attention :
- fièvre ;
- toux ;
- jetage nasal ;
- abattement ;
- perte d’appétit ;
- troubles respiratoires ;
- troubles neurologiques ;
- ou plus généralement tout changement inhabituel de l’état de santé.
Observer régulièrement son cheval et réagir face à des signes inhabituels constitue donc le premier maillon de la surveillance sanitaire.
En cas de symptômes ou de doute sur l’état de santé d’un équidé, le bon réflexe reste de contacter son vétérinaire.
Le vétérinaire : examiner, prélever et faire remonter l’information
Le vétérinaire constitue le deuxième maillon de cette chaîne.
Son examen clinique lui permet d’évaluer les signes observés et, lorsqu’une maladie infectieuse est suspectée, de déterminer les examens complémentaires nécessaires.
Selon la situation, il peut notamment :
- examiner l’équidé ;
- réaliser des prélèvements ;
- demander des analyses ;
- mettre en place les premières mesures adaptées ;
- contribuer à la remontée d’informations sanitaires, notamment dans le cadre des dispositifs de surveillance du RESPE.
Les Vétérinaires Sentinelles du RESPE jouent à ce titre un rôle essentiel : leurs déclarations permettent de faire remonter des informations directement issues du terrain.
Les laboratoires : identifier et confirmer
Lorsque des prélèvements sont réalisés, leur analyse permet de rechercher les agents responsables de certaines maladies.
Les laboratoires apportent ainsi une information complémentaire essentielle : la confirmation en laboratoire de cas de maladies équines.
Ces résultats permettent de préciser les informations issues du terrain et contribuent à documenter la circulation des agents pathogènes.
Du cheval au RESPE : comment circule l’information ?
La surveillance sanitaire équine repose donc sur une succession d’acteurs et d’informations complémentaires :
Le propriétaire ou détenteur observe → le vétérinaire examine et peut réaliser des prélèvements → le laboratoire analyse → les informations sanitaires alimentent la surveillance du RESPE.
À cette chaîne s’ajoutent également les signalements d’équidés malades effectués directement par le public sur VigiRESPE.
Chaque source apporte une information différente. Leur mise en commun permet d’obtenir une vision plus complète de la situation sanitaire équine.
Pourquoi toutes ces données sont-elles importantes ?
Le travail ne s’arrête pas une fois les informations recueillies.
Le RESPE collecte, croise et analyse les données provenant de différentes sources afin d’améliorer la connaissance des maladies équines et de leur évolution.
Ces données permettent notamment de :
- mieux connaître les maladies et leur circulation ;
- suivre leur évolution dans le temps et sur le territoire ;
- identifier des événements sanitaires ;
- améliorer la compréhension des facteurs de risque ;
- orienter les actions de prévention et de surveillance ;
- contribuer à l’amélioration des connaissances utiles à la recherche et à la lutte contre les maladies équines.
Une observation réalisée auprès d’un cheval peut ainsi contribuer à une connaissance collective beaucoup plus large.
La surveillance sanitaire, une chaîne dans laquelle chacun compte
Propriétaires et détenteurs, vétérinaires, laboratoires et réseau de surveillance ont des rôles différents mais complémentaires.
Tout commence par l’observation sur le terrain. Être attentif à l’état de santé de son cheval et réagir en présence de signes inhabituels permet d’enclencher une chaîne d’informations qui contribue à la surveillance sanitaire de l’ensemble de la population équine.
Observer → réagir → examiner → analyser → partager les données → mieux connaître les maladies.
C’est cette mobilisation collective qui permet au RESPE d’enrichir les connaissances disponibles et de contribuer, avec les différents acteurs de la filière, à une meilleure prévention des maladies équines.