Transmission verticale de la piroplasmose équine : est-ce possible ?

Transmission verticale de la piroplasmose équine : est-ce possible ?

La piroplasmose équine est une maladie parasitaire largement répandue en France, en particulier dans les deux tiers sud du territoire, où de nombreux chevaux sont considérés à risque. Si la transmission par les tiques est bien documentée, de nouvelles questions se posent aujourd’hui concernant d’autres voies de contamination, notamment la transmission verticale de Theileria equi, de la jument à son poulain.

 

Cette thématique est au cœur d’un webinaire organisé en partenariat entre le RESPE et Milliepattes, animé par Laurence Malandrin (INRAE) et co-animé par Émilie.

 

La piroplasmose équine : une maladie largement répandue

La piroplasmose équine est causée par des parasites sanguins, principalement Babesia caballi et Theileria equi.

Dans de nombreuses régions françaises, une proportion importante de chevaux est porteuse chronique, parfois sans signes cliniques apparents, ce qui complique la gestion sanitaire et la prévention.

 

Transmission par les tiques : une efficacité remise en question ?

Le projet PiroGoTick a fait progresser les connaissances sur la transmission vectorielle de la piroplasmose équine.

Ses résultats suggèrent que la transmission par les tiques pourrait être moins efficace que supposé, en particulier pour Theileria equi.

 

D’où la question centrale abordée lors du webinaire :

si la transmission par les tiques ne suffit pas à expliquer la forte prévalence de Theileria equi, quelles autres voies de transmission sont possibles ?

 

Transmission verticale de Theileria equi : de quoi parle-t-on ?

La transmission verticale correspond au passage d’un agent pathogène :

  • de la jument porteuse à son poulain,
  • pendant la gestation, la mise bas ou la période néonatale.

 

Les interrogations portent notamment sur :

  • les mécanismes possibles,
  • la fréquence de cette transmission,
  • les risques sanitaires pour le poulain (infection précoce, portage chronique, expression clinique).

Les données actuelles étant encore limitées, de nouveaux travaux sont nécessaires.

 

Le projet PiroM2F : comprendre la transmission jument–poulain

Ces questions sont au centre du projet de sciences participatives PiroM2F (Piroplasmose Mare to Foal), qui vise à explorer le rôle potentiel de la transmission verticale de Theileria equi.

 

Objectifs du projet

  • identifier des voies alternatives de transmission,
  • mieux caractériser le rôle des juments porteuses,
  • évaluer les conséquences chez les poulains,
  • améliorer la compréhension globale de l’épidémiologie de la piroplasmose équine.

Le projet repose sur une approche collaborative, associant chercheurs, vétérinaires, éleveurs et détenteurs d’équidés.

 

Un webinaire pour comprendre et participer

Le projet PiroM2F est présenté dans le cadre d’un webinaire pédagogique, animé par Laurence Malandrin (INRAE) et co-animé par Émilie de Milliepattes, qui accompagne les échanges et la participation des acteurs de terrain.

 

Au programme (susceptible d’évoluer)

  • Bilan du projet PiroGoTick
  • Voies de transmission de Theileria equi
  • Premiers travaux sur la transmission verticale
  • Présentation du projet PiroM2F et modalités de participation

 

Inscription au webinaire :

Le 3 février 2026, de 20h à 21h

https://miliepattes.com/produit/piroplasmose/

 

Pourquoi ce projet est essentiel pour la filière équine ?

Mieux comprendre les mécanismes de transmission de la piroplasmose équine est un enjeu majeur pour :

  • renforcer la prévention sanitaire,
  • mieux protéger les poulains dès la naissance,
  • adapter la surveillance épidémiologique.

 

Le projet PiroM2F illustre l’importance de la recherche participative, au service de la santé des équidés et de l’ensemble de la filière.