Vaccination contre la grippe et le tétanos : pourquoi est-elle essentielle pour protéger les chevaux ?
La vaccination est l’un des principaux moyens de prévenir certaines maladies infectieuses chez les équidés. Parmi les vaccins les plus couramment administrés figurent ceux contre la grippe équine et le tétanos, deux maladies aux conséquences très différentes, mais potentiellement graves.
Alors que la grippe équine est une maladie respiratoire très contagieuse pouvant provoquer des foyers dans les écuries et lors des rassemblements, le tétanos est une affection neurologique souvent mortelle qui peut survenir après une simple blessure. Une vaccination régulière permet de protéger les chevaux et contribue à renforcer la sécurité sanitaire de toute la filière.
Pourquoi vacciner son cheval ?
La vaccination stimule le système immunitaire afin qu’il puisse réagir rapidement en cas d’exposition à un agent pathogène.
Chez le cheval, elle permet notamment :
- de réduire le risque de développer certaines maladies ;
- de limiter la gravité des symptômes ;
- de diminuer le risque de complications ;
- de protéger les chevaux les plus vulnérables ;
- de limiter la circulation de certains agents infectieux au sein des effectifs.
La vaccination s’inscrit dans une stratégie globale de prévention, au même titre que la biosécurité, la surveillance sanitaire et la gestion des mouvements d’équidés.
La grippe équine : une maladie très contagieuse
La grippe équine est une infection virale des voies respiratoires provoquée par un virus influenza spécifique aux équidés.
Le virus se transmet principalement par voie aérienne, notamment lorsque plusieurs chevaux sont réunis dans un même lieu, comme lors de concours, stages, transports ou rassemblements.
Les principaux symptômes sont :
- une forte fièvre ;
- une toux sèche ;
- un écoulement nasal ;
- un abattement ;
- une baisse d’appétit ;
- une diminution des performances.
Même si la majorité des chevaux guérissent, la convalescence peut être longue et des complications respiratoires peuvent apparaître.
La grippe équine fait partie des maladies infectieuses faisant l’objet d’une surveillance par le RESPE.
Le tétanos : un danger présent dans l’environnement
Le tétanos est provoqué par la bactérie Clostridium tetani, naturellement présente dans les sols, les déjections animales et certaines matières organiques.
Contrairement à la grippe, cette maladie ne se transmet pas d’un cheval à un autre. L’infection survient lorsqu’une plaie, parfois très discrète, permet à la bactérie de pénétrer dans l’organisme.
Les signes cliniques peuvent comprendre :
- une raideur musculaire ;
- des difficultés à se déplacer ;
- une hypersensibilité aux stimuli ;
- des contractions musculaires ;
- des difficultés à s’alimenter ;
- des troubles respiratoires.
Le tétanos reste une maladie grave dont le pronostic est souvent réservé, ce qui explique l’importance de la vaccination.
La vaccination contre la grippe est-elle obligatoire ?
Pour les chevaux participant aux compétitions organisées sous l’égide de la Fédération Française d’Équitation (FFE), la vaccination contre la grippe équine est obligatoire.
Cette exigence contribue à limiter le risque de diffusion du virus lors des rassemblements où de nombreux équidés sont en contact.
Les propriétaires doivent veiller à respecter le protocole vaccinal et les rappels prévus par la réglementation en vigueur, susceptible d’évoluer selon le contexte sanitaire.
À quelle fréquence faut-il vacciner son cheval ?
Le calendrier vaccinal dépend de plusieurs éléments, notamment :
- l’âge du cheval ;
- son historique vaccinal ;
- son mode de vie ;
- les recommandations du fabricant du vaccin.
Après une primo-vaccination, des rappels réguliers sont nécessaires pour maintenir une protection efficace.
Le vétérinaire est le mieux placé pour définir le protocole adapté à chaque équidé.
La vaccination ne remplace pas les mesures de prévention
Même correctement vacciné, un cheval doit continuer à bénéficier de bonnes pratiques sanitaires.
Il est notamment recommandé de :
- surveiller quotidiennement son état de santé ;
- prendre sa température en cas de doute ;
- isoler rapidement tout cheval présentant des signes respiratoires ;
- maintenir une bonne hygiène des locaux et du matériel ;
- appliquer les mesures de biosécurité lors des transports et des rassemblements.
La vaccination est plus efficace lorsqu’elle est associée à ces mesures de prévention.
Une protection individuelle qui bénéficie à toute la filière
En réduisant le risque de maladies graves et, pour certaines d’entre elles, la circulation des agents infectieux, la vaccination contribue à protéger non seulement le cheval vacciné, mais également les autres équidés.
Associée à la surveillance épidémiologique, aux mesures de biosécurité et à une détection précoce des maladies, elle constitue l’un des piliers de la prévention sanitaire équine.
Pour aller plus loin
Pour en savoir plus sur la vaccination et la prévention des maladies infectieuses chez les équidés, consultez les ressources suivantes :
- Prévention sanitaire des équidés
https://respe.net/prevention/ - Les maladies équines surveillées par le RESPE
https://respe.net/maladies-equines/ - VigiRESPE : suivre la situation sanitaire
https://vigirespe.net/