Virus Shamonda : une détection chez un cheval en France
Un signal positif pour le virus Shamonda a été détecté par PCR dans le sang d’un cheval présentant des signes neurologiques dans l’Hérault. Cette observation pourrait constituer une première détection chez un cheval vivant en France. Des investigations sont en cours pour confirmer et caractériser le virus.
Le cas a été signalé au RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine) dans le cadre de son réseau de surveillance des syndromes neurologiques.
Que sait-on de cette détection du virus Shamonda ?
À la suite de l’apparition de signes neurologiques chez un cheval dans l’Hérault, des analyses ont été réalisées afin d’en rechercher l’origine.
Les équipes de biologie moléculaire de LABÉO ont détecté par PCR un signal positif pour le virus Shamonda dans le sang du cheval.
Dans un contexte où le virus West Nile fait l’objet d’une surveillance particulière, le cheval a également été testé pour ce virus. Les résultats se sont révélés négatifs pour West Nile.
La confirmation et la caractérisation du virus Shamonda détecté doivent désormais permettre d’en savoir davantage.
Quel lien avec les signes neurologiques du cheval ?
À ce stade, la détection du virus Shamonda ne permet pas d’affirmer qu’il est responsable des signes neurologiques observés.
La PCR met en évidence la présence de matériel génétique du virus dans l’échantillon analysé, mais cela ne suffit pas à établir un lien de causalité avec les symptômes.
Le typage du virus et les examens complémentaires sont donc nécessaires pour préciser la signification de cette détection.
Il est également trop tôt pour tirer des conclusions sur les conséquences éventuelles de cette observation pour la population équine en France.
Le rôle de la surveillance des syndromes neurologiques
Cette détection illustre l’importance de la surveillance sanitaire des maladies équines, notamment lorsque des symptômes inhabituels sont observés.
Le RESPE dispose d’un réseau dédié à la surveillance des syndromes neurologiques chez les équidés. Les signalements réalisés par les vétérinaires permettent d’investiguer les cas, de rechercher les agents impliqués et de détecter précocement des événements sanitaires inhabituels ou émergents.
La collaboration entre vétérinaires, laboratoires, chercheurs et acteurs de la surveillance est essentielle pour faire progresser les connaissances et adapter la surveillance lorsque de nouveaux agents sont détectés.
Détecter, confirmer, comprendre : c’est tout l’enjeu d’une surveillance diagnostique réactive face aux agents émergents.
Que faire si un cheval présente des signes neurologiques ?
Troubles de l’équilibre, démarche anormale, faiblesse, tremblements ou modification inhabituelle du comportement sont autant de manifestations qui nécessitent une attention particulière.
Face à l’apparition de signes neurologiques chez un cheval, contactez rapidement votre vétérinaire.
Celui-ci pourra réaliser un examen clinique, déterminer les analyses nécessaires et, selon la situation, effectuer un signalement au RESPE. Ces signalements contribuent à la détection précoce et à la surveillance des maladies équines en France.
Des investigations toujours en cours
Les analyses se poursuivent avec les partenaires concernés afin de confirmer et caractériser le virus Shamonda détecté et de mieux comprendre la portée de cette observation.
Le RESPE communiquera de nouvelles informations lorsque les résultats des investigations permettront d’en savoir davantage.
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