West Nile chez le cheval : des symptômes très variables
La fièvre West Nile chez le cheval est une maladie virale transmise par des moustiques infectés. L’une de ses particularités est que les manifestations peuvent être très différentes d’un individu à l’autre.
Certains chevaux infectés ne présentent aucun signe clinique. D’autres peuvent montrer des symptômes généraux peu spécifiques, tandis que certains développent une forme neurologique potentiellement grave, pouvant entraîner la mort de l’animal.
Pour mieux comprendre et reconnaître ces manifestations, Sandy Fauquet et Hameline Virevialle présentent en vidéo les principaux symptômes de la fièvre West Nile chez le cheval et les signes neurologiques qui doivent alerter.
Découvrez la vidéo :
Vidéo réalisée par Sandy Fauquet et Hameline Virevialle.
Quels sont les symptômes de West Nile chez le cheval ?
Lorsqu’ils sont présents, les premiers symptômes peuvent être relativement discrets et difficiles à associer immédiatement à West Nile.
Un cheval peut notamment présenter :
- de la fièvre, même si elle n’est pas systématique ;
- un abattement ou une fatigue inhabituelle ;
- une diminution de l’appétit ;
- une baisse de forme générale ;
- des signes de coliques discrètes.
Il faut toutefois garder à l’esprit que la majorité des chevaux infectés ne présentent pas de symptômes. Lorsqu’ils apparaissent, les signes peuvent également être variables, fluctuants et parfois intermittents.
Chez certains chevaux, l’atteinte du système nerveux peut en revanche entraîner des manifestations plus caractéristiques et potentiellement graves.
Quels sont les signes neurologiques de West Nile chez le cheval ?
Comme l’illustrent Sandy Fauquet et Hameline Virevialle dans la vidéo, les manifestations neurologiques peuvent varier aussi bien dans leur nature que dans leur intensité. Un cheval atteint peut présenter un seul de ces symptômes ou en associer plusieurs.
Des troubles de l’équilibre et de la locomotion
Une ataxie peut être observée : le cheval manque de coordination, perd l’équilibre, trébuche ou présente une démarche inhabituelle. L’incoordination peut concerner aussi bien les membres antérieurs que postérieurs.
Une hypermétrie peut également apparaître. Les mouvements deviennent alors exagérés, le cheval pouvant notamment lever ses membres anormalement haut.
Une faiblesse musculaire, en particulier au niveau des membres postérieurs, peut aussi être observée. Dans les formes les plus sévères, le cheval peut rencontrer d’importantes difficultés à rester debout ou à se relever.
Des tremblements et fasciculations musculaires
Des tremblements ou fasciculations musculaires peuvent apparaître, notamment :
- au niveau de la tête ;
- de l’encolure ;
- des flancs ;
- du bout du nez.
Des mouvements involontaires peuvent également être observés.
Une modification de la vigilance et du comportement
Certains chevaux peuvent présenter une somnolence inhabituelle ou répétée, parfois accompagnée de pertes d’équilibre ou de chutes involontaires.
À l’inverse, d’autres peuvent devenir particulièrement réactifs à leur environnement.
Une hyperesthésie peut notamment apparaître : le cheval réagit alors de manière excessive aux stimulations extérieures et peut sembler particulièrement « sur l’œil ».
Des épisodes de photophobie, c’est-à-dire une sensibilité excessive à la lumière, peuvent également être observés.
Des symptômes variables et parfois fluctuants
Il n’existe pas un tableau clinique unique de la fièvre West Nile chez le cheval.
Un cheval peut rester asymptomatique, présenter quelques signes généraux ou développer des troubles neurologiques plus importants. La nature et l’intensité des symptômes peuvent également fluctuer au cours du temps.
Dans certaines formes, les signes neurologiques peuvent évoluer rapidement, notamment sur une période de 24 à 48 heures. Les formes neurologiques peuvent être sévères et entraîner la mort du cheval.
Il est donc essentiel de connaître l’état et le comportement habituels de son cheval afin de repérer rapidement tout changement.
Que faire en cas de suspicion de West Nile ?
Face à un changement inhabituel de l’état général de son cheval, prendre sa température est un premier réflexe utile.
En présence de troubles de l’équilibre, d’incoordination, de tremblements, de faiblesse, de somnolence inhabituelle, d’hypersensibilité, d’un changement de comportement ou de tout autre signe neurologique, contactez rapidement votre vétérinaire.
Ces manifestations ne sont pas spécifiques de West Nile. L’examen vétérinaire et les analyses complémentaires permettront d’orienter le diagnostic.
En cas de syndrome neurologique, il est également important que la suspicion soit déclarée au RESPE par le vétérinaire. Cette déclaration contribue à la surveillance sanitaire et permet, dans le cadre du dispositif du RESPE, de bénéficier d’un accompagnement pour le diagnostic selon les modalités en vigueur.
En attendant l’intervention du vétérinaire, restez prudent : un cheval présentant des troubles neurologiques peut perdre l’équilibre ou avoir des réactions inhabituelles, avec un risque de blessure pour lui-même et pour les personnes qui l’entourent.
Comment prévenir West Nile chez le cheval ?
La prévention repose notamment sur la limitation de l’exposition aux moustiques et sur la vaccination.
La vaccination contre West Nile est une mesure de prévention individuelle efficace permettant de protéger le cheval contre les formes cliniques de la maladie. Le protocole vaccinal est à définir avec son vétérinaire en fonction de la situation de chaque équidé et doit être anticipé pour que la protection soit en place avant les périodes à risque.
Pour suivre la circulation du virus West Nile et les cas déclarés, consultez VigiRESPE :
https://vigirespe.net/
Fièvre, coliques discrètes, troubles de l’équilibre, tremblements ou changement de comportement : face à l’apparition de signes inhabituels, et particulièrement de symptômes neurologiques chez votre cheval, contactez rapidement votre vétérinaire.