Artérite virale équine (AVE) : symptômes, transmission et prévention
L’artérite virale équine (AVE) est une maladie virale contagieuse des équidés, qui touche principalement l’appareil respiratoire mais peut également avoir un impact majeur sur la reproduction (baisse de fertilité, avortements).
En raison de ses modes de transmission et de ses conséquences sanitaires et économiques, l’AVE constitue un enjeu important pour les élevages, haras et structures de reproduction équine.
Qu’est-ce que l’artérite virale équine (AVE) ?
L’AVE est une maladie infectieuse virale pouvant provoquer :
- des signes respiratoires,
- des troubles généraux,
- des atteintes de la reproduction, notamment des avortements chez la jument.
Chez certains chevaux, l’infection peut être peu marquée, voire asymptomatique, ce qui favorise la circulation silencieuse du virus au sein des effectifs.
Une maladie respiratoire et reproductive
L’artérite virale équine est une maladie à double impact :
Atteinte respiratoire
L’AVE peut provoquer :
- fièvre,
- écoulements nasaux,
- abattement,
- œdèmes (gonflement) des membres, du fourreau ou des paupières dans certains cas
Atteinte de la reproduction
L’AVE peut également entraîner :
- des troubles de la fertilité,
- des avortements,
- des perturbations importantes de l’organisation de la reproduction.
Ces conséquences font de l’AVE une maladie particulièrement surveillée dans les contextes de reproduction équine.
Une maladie sexuellement transmissible
L’artérite virale équine est une maladie sexuellement transmissible.
Après infection, certains étalons peuvent devenir porteurs chroniques du virus dans leur sperme.
Ces étalons peuvent alors :
- excréter durablement le virus,
- transmettre l’AVE lors de la monte naturelle ou de l’insémination,
- représenter une source majeure de diffusion du virus.
Ce mode de transmission rend le suivi sanitaire des étalons particulièrement stratégique.
Transmission de l’AVE
Le virus de l’artérite virale équine peut se transmettre :
- par voie respiratoire (contacts rapprochés, aérosols),
- par voie sexuelle (sperme infecté),
- par contact indirect via du matériel contaminé ou le personnel.
Cette diversité de voies de transmission explique la capacité de l’AVE à se diffuser rapidement dans certaines structures.
Statut réglementaire et surveillance par le RESPE
L’artérite virale équine est classée comme danger sanitaire de catégorie 2, ce qui en fait une maladie à déclaration obligatoire.
Le RESPE assure la surveillance de l’AVE notamment à travers :
- le réseau de suivi des avortements,
- le suivi sanitaire de la monte officielle pour plusieurs races.
Cette surveillance permet :
- la détection précoce des cas,
- le suivi épidémiologique national,
- l’adaptation rapide des mesures de prévention,
- la limitation de la diffusion du virus.
Prévention de l’artérite virale équine
La prévention de l’AVE repose sur une approche à la fois sanitaire et médicale.
Mesures sanitaires
Les principales mesures sanitaires recommandées sont :
- la mise en quarantaine des nouveaux équidés,
- le contrôle sanitaire avant l’introduction dans un effectif,
- la gestion des flux d’animaux,
- l’application de règles strictes de biosécurité.
Vaccination
Il existe un vaccin contre l’artérite virale équine.
La vaccination est surtout utilisée chez :
- les étalons,
- les équidés impliqués dans des programmes de reproduction,
- les chevaux exposés à un risque sanitaire particulier.
La vaccination constitue un levier essentiel pour réduire la circulation du virus, en complément des mesures sanitaires.
Déclaration et vigilance collective
Tout cas suspect ou confirmé d’artérite virale équine doit être déclaré. La déclaration permet :
- d’améliorer la surveillance nationale,
- de limiter la diffusion du virus,
- de protéger les effectifs reproducteurs,
- de renforcer la prévention à l’échelle de la filière équine.
Artérite virale équine : un enjeu majeur pour la filière
En raison de sa contagiosité, de sa transmission sexuelle et de son impact sur la reproduction, l’artérite virale équine constitue un enjeu sanitaire important pour l’ensemble de la filière.
Une surveillance active, une prévention rigoureuse et une bonne gestion sanitaire des reproducteurs sont indispensables pour limiter la propagation de l’AVE et protéger la santé des équidés.
En savoir plus sur l’artérite virale équine (liens RESPE)
Pour approfondir le sujet et renforcer la prévention de l’AVE, consultez les ressources suivantes du RESPE :
- Maladies équines de la reproduction : https://respe.net/maladie-equine/reproduction/
- Déclarer une maladie équine au RESPE : https://vigirespe.net/signaler
- Conduite sanitaire et biosécurité en structure équine : https://respe.net/prevention/fiche-technique-conduite-sanitaire-en-structure-equine/
- VigiRESPE – Carte de vigilance sanitaire : https://respe.net/consultation-vigirespe/