Déclaration des maladies équines : un maillon essentiel de la surveillance sanitaire
Lorsqu’un cheval présente des signes évocateurs d’une maladie infectieuse — fièvre, toux, jetage, abattement, troubles respiratoires ou avortement — une prise en charge rapide est essentielle. Au-delà du suivi individuel de l’animal, la déclaration des cas suspects ou confirmés contribue directement à la protection de l’ensemble de la filière équine.
En France, le RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine) coordonne un dispositif de surveillance permettant de suivre l’évolution des maladies équines et de renforcer la prévention sanitaire.
Pourquoi déclarer une maladie équine ?
Chaque déclaration permet d’améliorer la surveillance épidémiologique et de mieux comprendre la circulation des agents infectieux sur le territoire.
La déclaration contribue notamment à :
- détecter rapidement les foyers de maladies ;
- identifier les zones à risque ;
- suivre l’évolution des infections ;
- diffuser des alertes sanitaires en temps réel ;
- adapter les mesures de biosécurité ;
- limiter la propagation des maladies entre équidés.
Ces données permettent notamment de surveiller des maladies telles que la rhinopneumonie équine (EHV), la grippe équine, la gourme ou encore l’artérite virale équine.
Comment se déroule une déclaration au RESPE ?
Lorsqu’une maladie infectieuse est suspectée, le vétérinaire peut réaliser une déclaration auprès du RESPE avec l’accord du détenteur.
Cette démarche comprend généralement :
- un examen clinique de l’équidé ;
- la réalisation de prélèvements si nécessaire ;
- la transmission des informations sanitaires au RESPE ;
- l’envoi des échantillons à un laboratoire partenaire pour analyses.
En cas de confirmation, une alerte sanitaire peut être diffusée afin d’informer les acteurs concernés tout en garantissant l’anonymat des propriétaires et des structures.
Dans certaines situations, le dispositif prévoit également une prise en charge d’au moins 50 % des frais d’analyses.
Quel est le rôle du vétérinaire ?
Tout vétérinaire praticien peut effectuer une déclaration auprès du RESPE, qu’il soit ou non membre du réseau des Vétérinaires Sentinelles.
Son rôle est essentiel pour :
- identifier les cas suspects ;
- réaliser les prélèvements et analyses ;
- mettre en place les mesures sanitaires adaptées ;
- accompagner les détenteurs d’équidés dans la gestion du risque.
Déclarer, c’est protéger l’ensemble de la filière
La déclaration d’un cheval malade ne bénéficie pas uniquement à l’animal concerné. Elle participe à une démarche collective visant à renforcer la sécurité sanitaire des équidés en France.
Elle permet notamment de :
- protéger les autres chevaux ;
- améliorer la prévention collective ;
- renforcer la réactivité face aux maladies contagieuses ;
- limiter les impacts sanitaires et économiques des épidémies.
La surveillance sanitaire repose sur la mobilisation de tous : propriétaires, vétérinaires, éleveurs, centres équestres et organisateurs d’événements.
Signaler un cas suspect en ligne
Le RESPE met à disposition un outil permettant de signaler rapidement un cheval présentant des symptômes compatibles avec une maladie infectieuse.
Signaler un cas suspect : https://vigirespe.net/signaler
Une action simple pour renforcer la santé des équidés
La déclaration des maladies équines constitue un levier essentiel pour améliorer la surveillance sanitaire, détecter précocement les foyers et limiter la propagation des infections.
En participant à ce dispositif, chaque acteur de la filière contribue à une meilleure protection des chevaux et au renforcement de la prévention sanitaire à l’échelle nationale.
Pour aller plus loin
🔗 Déclarer une maladie équine
https://respe.net/declarer-une-maladie-equine-un-geste-gagnant-gagnant-grace-au-respe/
🔗 Signaler un cas suspect
https://vigirespe.net/signaler
🔗 VigiRESPE – Carte de vigilance sanitaire
https://vigirespe.net/
🔗 Alertes sanitaires équines
https://respe.net/consultation-vigirespe/