Appel à vigilance renforcée – Fièvre de West Nile (FWN) – Septembre 2026

Appel à vigilance renforcée – Fièvre de West Nile (FWN) – Septembre 2026

Fièvre West Nile chez le cheval : 253 cas recensés en France en 2026

La fièvre West Nile chez le cheval fait l’objet d’une vigilance renforcée en France. Depuis le début de l’année, la circulation du virus s’est fortement intensifiée, avec une nette augmentation du nombre de cas équins pendant l’été.


Au 11 septembre 2026, 253 cas équins de fièvre West Nile ont été recensés en France, dans 18 départements. L’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) restent particulièrement touchées, mais des cas sont également identifiés dans d’autres régions.

La dynamique observée en 2026 est particulièrement importante : 143 cas ont été enregistrés au cours du seul mois d’août et 84 cas sont déjà recensés en septembre au 11 septembre. Entre juillet et septembre, 233 cas ont été recensés en 2026, contre 25 sur la même période en 2025, soit près de 10 fois plus.

Face à cette situation et à une activité des moustiques qui se prolonge, le RESPE appelle les détenteurs d’équidés, vétérinaires et professionnels de la filière à maintenir leur vigilance.

 

Où circule la fièvre West Nile en France en 2026 ?

Au 11 septembre 2026, 18 départements ont recensé au moins un cas équin de fièvre West Nile. La circulation reste particulièrement importante dans le sud de la France. Parmi les départements comptabilisant le plus de cas figurent notamment :

  • les Bouches-du-Rhône : 65 cas ;
  • les Pyrénées-Orientales : 40 cas ;
  • l’Aude : 29 cas ;
  • le Gard : 21 cas ;
  • les Hautes-Pyrénées : 19 cas ;
  • l’Hérault : 18 cas ;
  • le Vaucluse : 14 cas.

Depuis le 22 août, date du dernier appel à vigilance, de nouveaux départements ont été impactés :

  • le Haut-Rhin ;
  • l’Essonne ;
  • la Loire-Atlantique ;
  • le Val-d’Oise ;
  • l’Ille-et-Vilaine ;
  • l’Ariège ;
  • la Drôme ;
  • le Gers ;
  • la Dordogne.

D’autres cas sont recensés dans plusieurs départements de l’ouest, du centre et du nord de la France ainsi qu’en Corse. Cette répartition géographique souligne l’importance de ne pas limiter la vigilance aux seuls secteurs historiquement les plus touchés.

 

Une forte augmentation des cas de West Nile chez les chevaux en 2026

L’évolution mensuelle des cas met en évidence une accélération importante de la circulation du virus pendant l’été 2026. Après 6 cas recensés en juillet, le nombre de cas a fortement progressé avec :

  • 143 cas en août 2026 ;
  • 84 cas en septembre au 11 septembre 2026.

Au total, 233 cas ont été enregistrés entre juillet et le 11 septembre 2026, contre 25 sur la période juillet-septembre 2025. Le nombre de cas observé sur cette période est donc près de 10 fois supérieur à celui de l’année précédente.

 

Pourquoi le virus West Nile circule-t-il encore en septembre ?

Le virus West Nile est principalement transmis par des moustiques du genre Culex.

Les oiseaux constituent le principal réservoir du virus. Un moustique peut s’infecter en piquant un oiseau porteur, puis transmettre le virus à un cheval ou à un humain lors d’un repas sanguin ultérieur.

 

Le cheval et l’Homme sont des hôtes accidentels : ils ne transmettent pas directement le virus.

En 2026, les conditions climatiques ont contribué à décaler le pic de présence et d’activité des moustiques. L’arrivée du mois de septembre ne signifie donc pas la fin du risque. Tant que les moustiques restent actifs, les mesures de prévention doivent être maintenues.

 

Quels sont les symptômes de la fièvre West Nile chez le cheval ?

Chez le cheval, une infection par le virus West Nile est le plus souvent asymptomatique : environ 80 % des chevaux infectés ne présentent aucun signe clinique. Lorsqu’une forme clinique apparaît, une fièvre peut notamment être observée. Dans certains cas, l’infection peut évoluer vers une forme neurologique potentiellement grave.

Plusieurs signes doivent alerter :

  • fièvre inexpliquée ;
  • abattement ou modification du comportement ;
  • démarche anormale ou incoordination (ataxie) ;
  • tremblements ou fasciculations musculaires ;
  • faiblesse ou parésie, notamment des membres postérieurs ;
  • difficultés à se tenir debout ;
  • plus généralement, tout signe neurologique d’apparition aiguë.

 

Face à une fièvre inexpliquée ou à des signes neurologiques, contactez rapidement votre vétérinaire.

La prise régulière de la température du cheval constitue également un moyen simple de repérer précocement une hyperthermie pouvant précéder ou accompagner d’autres signes cliniques.

 

Que faire en cas de suspicion de fièvre West Nile ?

La fièvre West Nile est une maladie réglementée à déclaration obligatoire.

En présence de signes compatibles, et particulièrement de signes neurologiques, contactez sans délai votre vétérinaire et la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) du département concerné.

 

 

La rapidité du signalement permet d’organiser la prise en charge de la suspicion, les prélèvements et les analyses nécessaires.

Une suspicion peut également être déclarée au RESPE, notamment dans le cadre de la surveillance des fièvres isolées et des syndromes nerveux. Cette déclaration contribue à la surveillance sanitaire de la population équine et peut permettre une prise en charge partielle du coût des analyses.

Signaler une suspicion au RESPE :
https://vigirespe.net/signaler

 

Comment protéger son cheval contre les moustiques ?

En l’absence de transmission directe entre chevaux, la prévention repose notamment sur la réduction de l’exposition aux moustiques.

Plusieurs mesures peuvent être mises en place :

  • éviter autant que possible l’exposition du cheval aux périodes où les moustiques sont les plus actifs ;
  • supprimer les eaux stagnantes autour des prés et des écuries ;
  • nettoyer régulièrement les abreuvoirs, gouttières et récipients susceptibles de retenir de l’eau ;
  • entretenir les abords des prés et des installations ;
  • utiliser des protections physiques et des répulsifs adaptés aux chevaux ;
  • renforcer la surveillance des équidés dans les secteurs où des cas ont été confirmés.

Ces mesures doivent être maintenues tant que l’activité des moustiques se poursuit, y compris à la fin de l’été et au début de l’automne.

 

Vaccination contre la fièvre West Nile : peut-on protéger son cheval ?

La vaccination constitue un moyen important de prévention de la fièvre West Nile et de ses formes cliniques, en complément de la lutte contre les moustiques.

Plusieurs vaccins contre le virus West Nile sont disponibles en France.

La vaccination doit idéalement être anticipée, car l’immunité ne s’installe pas immédiatement. L’objectif est que le cheval dispose d’une protection optimale avant le début de la période de forte activité des moustiques.

Après une infection, une immunité naturelle se met en place et peut protéger le cheval pendant plusieurs années. Toutefois, le taux d’anticorps neutralisants diminue progressivement, selon une évolution variable d’un cheval à l’autre. Une vaccination annuelle reste donc conseillée, en particulier dans les zones où le risque de circulation du virus est élevé.

 

Peut-on vacciner un cheval pendant la circulation du virus ?

La vaccination doit être réalisée sur un cheval en bonne santé. Un cheval malade ne doit pas être vacciné.

Pour un cheval non vacciné ou dont le protocole est incomplet alors que le virus circule déjà, il est recommandé d’en discuter avec son vétérinaire.

Celui-ci pourra évaluer notamment :

  • l’état de santé du cheval ;
  • son statut vaccinal ;
  • sa localisation ;
  • son niveau d’exposition aux moustiques ;
  • son mode de vie ;
  • ses déplacements ;
  • la situation sanitaire locale.

Le protocole de primo-vaccination, les rappels et le délai nécessaire à l’installation de l’immunité peuvent varier selon le vaccin utilisé. Le calendrier vaccinal doit donc être défini avec le vétérinaire conformément aux recommandations du vaccin administré. Pour les chevaux déjà vaccinés, il est également important de vérifier que les rappels sont à jour.

 

Fièvre West Nile : les bons réflexes à retenir

Face à la circulation particulièrement active du virus West Nile en France en 2026 :

  • 253 cas équins ont été recensés dans 18 départements au 11 septembre ;
  • 143 cas ont été enregistrés en août et 84 cas sont déjà recensés en septembre au 11 septembre ;
  • entre juillet et septembre, le nombre de cas recensés est près de 10 fois supérieur à celui observé sur la même période en 2025 ;
  • depuis le 22 août, neuf nouveaux départements ont été impactés : le Haut-Rhin, l’Essonne, la Loire-Atlantique, le Val-d’Oise, l’Ille-et-Vilaine, l’Ariège, la Drôme, le Gers et la Dordogne ;
  • l’activité des moustiques se prolonge : continuez à limiter leur présence et l’exposition des chevaux ;
  • surveillez l’état général et la température de votre cheval ;
  • face à une fièvre inexpliquée ou à des signes neurologiques, contactez rapidement votre vétérinaire ;
  • la vaccination reste un moyen important de protection, à mettre en place sur un cheval en bonne santé et selon les recommandations du vétérinaire.

 

Suivre la situation sanitaire équine avec le RESPE

La situation sanitaire pouvant évoluer rapidement, consultez régulièrement les informations diffusées par le RESPE.

Suivre les cas et la situation sanitaire avec VigiRESPE : https://vigirespe.net/

Signaler une suspicion : https://vigirespe.net/signaler

 

Pour aller plus loin

Moustiques et chevaux : comment réduire les risques et protéger les équidés ?
https://respe.net/moustiques-et-chevaux-comment-reduire-les-risques-et-proteger-les-equides/

Fièvre de West Nile : comprendre la maladie, les signes cliniques et les moyens de prévention
https://respe.net/maladie-equine/maladies-reglementees/fievre-de-west-nile/

Replay – Virus West Nile : comment mieux détecter et anticiper les risques ?
https://respe.net/replay-disponible-virus-west-nile-comment-mieux-detecter-et-anticiper-les-risques-2/