Piro-Like

La surveillance des équidés présentant un Syndrome Piro-Like a été mise en place en novembre 2013 : ce syndrome se caractérise par une forte augmentation de température accompagnée d’un ou plusieurs symptômes qui évoquent les piroplasmoses. Les maladies surveillées dans ce cadre sont des maladies vectorielles (c’est-à-dire transmises par des moustiques, d’autres insectes piqueurs ou encore par des tiques).

Pourquoi ?

La surveillance des cas de maladies « piro-like » contribue à :
  • identifier et caractériser les agents pathogènes spécifiques à ce syndrome ;
  • établir un bilan épidémiologique régulier illustrant la répartition de ces maladies sur le territoire ;
  • développer un appui technique pour les vétérinaires praticien dans l’aide au diagnostic ;
  • fournir une aide aux acteurs de la filière, en particulier les vétérinaires, et aux autorités sanitaires à la gestion de crise lors d’une épizootie ;
  • accompagner des travaux de recherche permettant de mieux connaître ces maladies pour une meilleure prévention et un développement des outils diagnostiques et de prise en charge des équidés atteints ;

Quoi ?

Le tableau clinique associé au Syndrome Piro-like se caractérise par une hyperthermie d’origine inconnue et des symptômes non spécifiques tels que l’anorexie (absence d’appétit), l’abattement, une perte d’état, des contre-performances, des œdèmes, des pétéchies (taches cutanées de couleur rouge à violacée), ou encore de l’anémie (diminution du nombre de globules rouges dans le sang).

Les agents pathogènes (protozoaires, virus, bactérie) recherchés dans le cadre du protocole de surveillance du RESPE sont :

  • les protozoaires Theileria equi et Babesia caballi, parasites responsables des piroplasmoses équines
  • la bactérie Anaplasma phagocytophilum, responsable de l’anaplasmose
  • le virus de l’anémie infectieuse équine
  • le virus de la fièvre de West Nile (ajouté en 2019)

Comment ?

Lorsqu’un cheval présente un Syndrome Piro-Like, le Vétérinaire Sentinelle qui l’examine peut, avec l’accord du propriétaire, le déclarer au RESPE. Cette première information permet au RESPE de connaître la répartition des chevaux malades.

Le Vétérinaire Sentinelle prélève des échantillons sanguins sur l’animal. Ces échantillons vont servir à confirmer ou non, la présence de virus et bactérie par des analyses de laboratoire et sont envoyés au laboratoire partenaire du RESPE (LABEO Frank Duncombe).

Dans le cadre du protocole de surveillance du RESPE, la recherche des piroplasmoses et de l’anaplasmose se font par une technique de biologie moléculaire dite PCR : elle permet de détecter l’ADN du virus ou de la bactérie dans l’échantillon. La présence des virus de l’anémie infectieuse équine et de la fièvre de West-Nile est détectée par une analyse immunologique, dite technique ELISA, qui permet de détecter des anticorps spécifiques dans le sang.

Si le résultat revient positif sur une maladie surveillée, cette seconde information permet de connaitre la répartition des maladies en France. Elle est diffusée sous forme de bilans réguliers pour les piroplasmoses et l’anaplasmose pour informer sur la répartition générale de ces maladies. L’anémie infectieuse équine et la fièvre de West Nile font l’objet d’alertes diffusées rapidement après connaissance du résultat positif. Cependant, ces deux maladies étant réglementées et gérées par l’Etat, une étape supplémentaire est nécessaire avant de diffuser l’information sur un cas positif. L’échantillon est d’abord envoyé au Laboratoire National et Européen de référence (LNR-LRUE*) pour confirmation du résultat. Le résultat du LNR-LRUE est transmis aux services compétents du Ministère de l’Agriculture (Direction générale de l’Alimentation – DGAl) qui notifient l’information de manière officielle. Le RESPE diffuse alors l’information par ses canaux habituels.

* LNR-LRUE maladies équines (Anémie infectieuse équine) ANSES site de Dozulé  (West Nile et encéphalites équines exotiques), ANSES site de Maisons-Alfort, France

Informations complémentaires

Dans le cadre du protocole de surveillance du Syndrome Piro-Like, le RESPE propose une prise en charge de 50% des frais d’analyses.

En parallèle, le RESPE soutient des travaux de recherche sur les maladies du Syndrome Piro-Like et sur des maladies vectorielles moins bien connues chez le cheval comme la maladie de Lyme par exemple. Les prélèvements collectés dans le cadre de la surveillance du syndrome Piro-Like peuvent alors faire l’objet d’analyses complémentaires ; elles sont prises en charge par le RESPE ou ses partenaires de recherche.

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Foire aux questions

+- Comment ma jument peut-elle attraper la maladie de Lyme ? Si un cheval a une maladie de Lyme, peut-il la transmettre par ses crottins aux autres chevaux présents dans le pré ?

La maladie de Lyme se transmet par des morsures de tique et non par les crottins. Ce n'est pas une maladie contagieuse. Par ailleurs, peu de chevaux développent des signes cliniques, un test sérologique positif ne signifie pas forcément qu'un cheval est malade, mais qu'il a été en contact avec la bactérie.

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