Millepertuis chez le cheval : une plante toxique à surveiller en période ensoleillée

Millepertuis chez le cheval : une plante toxique à surveiller en période ensoleillée

Le Millepertuis perforé est une plante très répandue dans les prairies et les chemins secs. Souvent reconnue pour ses petites fleurs jaunes caractéristiques, il peut pourtant représenter un véritable danger pour les équidés.

Chez le cheval, l’ingestion de millepertuis peut provoquer un type d’intoxication appelé photosensibilisation, entraînant des lésions cutanées parfois importantes après exposition au soleil. Avec les périodes de fortes chaleurs et fort ensoleillement, la vigilance doit être renforcée dans les pâtures.

 

Pourquoi le millepertuis est-il toxique pour les équidés ?

Toutes les parties du millepertuis sont toxiques pour les équidés, mais les fleurs, notamment en début de floraison, contiennent les concentrations les plus importantes de substances toxiques.

Le millepertuis contient notamment de l’hypéricine, une molécule photosensibilisante. Après ingestion, cette toxine circule dans l’organisme puis réagit sous l’effet des rayons UV. Conséquence : les zones de peau exposées au soleil deviennent particulièrement sensibles et inflammatoires.

 

Quels chevaux sont les plus sensibles ?

Tous les chevaux peuvent être concernés, mais certains équidés présentent un risque plus important :

  • chevaux à peau claire ou dépigmentée,
  • chevaux présentant des ladres,
  • chevaux avec de grandes balzanes,
  • chevaux à robe claire.

Les zones peu pigmentées sont plus sensibles aux effets de la photosensibilisation.

 

Quels sont les symptômes d’une intoxication au millepertuis ?

Après ingestion de millepertuis et exposition au soleil, plusieurs signes peuvent apparaître :

  • rougeurs cutanées,
  • gonflements,
  • démangeaisons,
  • croûtes,
  • douleurs au niveau des zones exposées,
  • lésions des naseaux ou des membres blancs,
  • agitation ou inconfort.

Dans certains cas, les lésions peuvent devenir importantes et nécessiter des soins vétérinaires.

 

Comment les chevaux s’intoxiquent-ils ?

Le goût amer du millepertuis rend la plante peu appétente lorsqu’elle est fraîche.

Cependant, les intoxications surviennent principalement dans plusieurs situations :

Fourrage contaminé

Le risque augmente lorsque le millepertuis est présent dans le foin. Le séchage diminue l’amertume de la plante, ce qui la rend plus facilement consommable par les chevaux.

Pâtures pauvres ou sécheresse

En période de sécheresse ou lorsque l’herbe se raréfie, les chevaux peuvent consommer du millepertuis frais faute d’alimentation suffisante.

Surpâturage

Des pâtures fortement exploitées favorisent également la consommation de plantes toxiques habituellement délaissées.

 

Où trouve-t-on le millepertuis ?

Le millepertuis est une plante très fréquente en France.

On le retrouve notamment :

  • sur les bords de chemins,
  • dans les prairies sèches,
  • en lisière de forêt,
  • sur les talus,
  • dans les terrains calcaires et ensoleillés.

La plante fleurit principalement durant la période estivale.

 

Comment reconnaître le millepertuis ?

Le millepertuis perforé est une plante herbacée reconnaissable à :

  • ses fleurs jaunes étoilées,
  • ses petites feuilles ovales,
  • ses tiges dressées,
  • ses feuilles semblant perforées de petits points translucides lorsqu’elles sont observées à la lumière.

 

Que faire en cas d’intoxication au millepertuis ?

En cas de suspicion d’intoxication :

  1. retirer immédiatement le cheval de la pâture concernée,
  2. limiter l’exposition au soleil,
  3. contacter rapidement un vétérinaire,
  4. vérifier le fourrage distribué,
  5. surveiller l’apparition de lésions cutanées.

Une prise en charge précoce permet généralement de limiter les complications.

 

Comment prévenir les intoxications végétales chez le cheval ?

Quelques mesures simples permettent de réduire les risques :

  • inspecter régulièrement les pâtures,
  • éviter le surpâturage,
  • fournir un fourrage de qualité,
  • contrôler la composition du foin,
  • arracher les plantes toxiques identifiées,
  • surveiller davantage les périodes de sécheresse.

La prévention reste essentielle pour protéger les équidés des intoxications végétales.

 

Le RESPE rappelle l’importance de la vigilance face aux plantes toxiques

Les intoxications par les plantes toxiques chez le cheval augmentent souvent durant les périodes estivales et de sécheresse. Le millepertuis fait partie des plantes à surveiller attentivement dans les pâtures et les fourrages.