Photosensibilisation chez le cheval : comprendre les causes, reconnaître les symptômes et prévenir les risques
Au printemps et en été, l’intensité du rayonnement solaire augmente et certaines affections cutanées réapparaissent chez les équidés. Parmi elles, la photosensibilisation chez le cheval est une pathologie qui peut provoquer des lésions parfois importantes, en particulier sur les zones de peau claire ou peu pigmentée.
Souvent liée à l’ingestion de certaines plantes toxiques ou à des troubles hépatiques, cette affection nécessite une vigilance particulière durant les périodes de forte exposition au soleil.
Qu’est-ce que la photosensibilisation chez le cheval ?
La photosensibilisation est une réaction anormale de la peau aux rayons ultraviolets (UV). Elle survient lorsque des substances photosensibilisantes circulent dans l’organisme et rendent la peau particulièrement sensible à la lumière.
Lors de l’exposition au soleil, ces substances provoquent une inflammation pouvant entraîner des lésions cutanées parfois sévères.
Quelles sont les causes de la photosensibilisation ?
Photosensibilisation primaire : liée à certaines plantes
Cette forme est provoquée par l’ingestion de végétaux contenant naturellement des substances photosensibilisantes.
Parmi les plantes concernées :
- le Millepertuis ;
- le Sarrasin ;
- la Berce du Caucase.
Ces espèces peuvent être présentes dans les pâtures et représentent un risque accru durant les périodes de pâturage.
Photosensibilisation secondaire : une conséquence d’une atteinte hépatique
Certaines plantes toxiques peuvent endommager le foie du cheval et perturber l’élimination normale de certains pigments issus de la digestion.
Parmi les végétaux concernés :
- les Séneçons ;
- certaines espèces de Trifolium.
Cette forme est généralement plus grave et nécessite une prise en charge vétérinaire rapide.
Photosensibilisation médicamenteuse
Certains traitements peuvent également augmenter la sensibilité de la peau aux rayons UV.
Des précautions particulières peuvent être nécessaires lors de l’administration de certains antibiotiques, anti-inflammatoires ou traitements dermatologiques.
En cas de doute, il est recommandé de demander conseil à son vétérinaire.
Quels sont les symptômes ?
Les lésions apparaissent principalement sur les zones peu pigmentées ou peu couvertes de poils :
- ladres et zones blanches ;
- naseaux ;
- membres ;
- contours des yeux.
Les signes les plus fréquemment observés sont :
- rougeurs ;
- inflammation ;
- œdèmes ;
- croûtes ;
- suintements ;
- douleur au toucher.
Dans les cas les plus sévères, des lésions plus importantes peuvent apparaître, avec décollement de la peau ou nécrose des tissus.
Le cheval peut également chercher à éviter la lumière ou présenter un inconfort marqué.
Quels sont les facteurs de risque ?
Plusieurs éléments favorisent l’apparition de la photosensibilisation :
- une forte exposition au soleil ;
- la présence de plantes photosensibilisantes dans les pâtures ;
- des zones de peau claire ou dépigmentée ;
- certaines maladies du foie ;
- l’administration de médicaments photosensibilisants.
Que faire en cas de suspicion ?
Si un cheval présente des lésions compatibles avec une photosensibilisation, il est conseillé de :
- le mettre rapidement à l’abri du soleil ;
- limiter l’accès aux pâtures suspectes ;
- protéger les zones atteintes.
Une consultation vétérinaire est indispensable afin :
- de confirmer le diagnostic ;
- d’identifier l’origine du problème ;
- de mettre en place un traitement adapté.
Comment prévenir la photosensibilisation ?
La prévention repose principalement sur la gestion de l’environnement et la surveillance des chevaux.
Surveiller les pâtures
- Identifier les plantes à risque ;
- Entretenir régulièrement les parcelles ;
- Éviter le surpâturage.
Limiter l’exposition au soleil
- Privilégier les sorties aux heures les plus fraîches ;
- Mettre à disposition des zones ombragées ;
- Utiliser des protections adaptées lorsque cela est nécessaire.
Observer régulièrement les chevaux
Une surveillance attentive des zones sensibles permet de détecter rapidement les premiers signes et d’intervenir avant l’apparition de lésions importantes.
Une vigilance particulière au printemps et en été
La photosensibilisation est une affection qui peut avoir des conséquences importantes sur le bien-être du cheval. Une bonne gestion des pâtures, l’identification des plantes toxiques et une protection adaptée contre le soleil permettent de réduire efficacement les risques.
Pour aller plus loin
🔗 Plantes toxiques chez les équidés
https://respe.net/maladie-equine/plantes-toxiques/
🔗 Les gestes essentiels pour apprécier l’été avec votre cheval
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🔗 ToxiPL@NT – Identifier les plantes toxiques
https://toxiplant.net/
🔗 Séneçons et autres plantes hépatotoxiques
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