Porcelle enracinée et chevaux : une plante toxique responsable de troubles neurologiques

Porcelle enracinée et chevaux : une plante toxique responsable de troubles neurologiques

La Porcelle enracinée est une plante toxique pouvant provoquer des troubles neurologiques graves chez les chevaux. Présente dans de nombreuses pâtures, notamment en période de sécheresse, cette plante est associée à une maladie appelée « harper australien » ou syndrome de harper.

Même si tous les chevaux exposés ne développent pas de symptômes, certains peuvent développer des troubles locomoteurs importants et durables.

La vigilance est particulièrement importante durant l’été et les périodes de sécheresse, lorsque l’herbe se raréfie dans les pâtures et que les chevaux sont plus susceptibles de consommer des plantes habituellement délaissées.

 

Pourquoi la porcelle enracinée est-elle toxique pour les chevaux ?

La porcelle enracinée contient des substances toxiques pouvant affecter le système nerveux périphérique du cheval.

L’intoxication est principalement associée à des atteintes neuromusculaires responsables de troubles locomoteurs caractéristiques.

Le mécanisme exact de toxicité est encore mal connu, mais la consommation répétée et en quantité importante de la plante semble avoir un effet majeur dans l’apparition des symptômes.

 

Où trouve-t-on la porcelle enracinée ?

La porcelle enracinée pousse principalement :

  • dans les pâtures sèches,
  • les terrains pauvres,
  • les prairies dégradées,
  • les zones surpâturées,
  • les sols sableux ou peu fertiles.

Elle est particulièrement présente :

  • en été,
  • lors des épisodes de sécheresse,
  • dans les parcelles peu entretenues.

 

Comment reconnaître la porcelle enracinée ?

La porcelle enracinée est une plante herbacée reconnaissable à :

  • ses fleurs jaunes ressemblant à celles du pissenlit,
  • ses feuilles regroupées en rosette au ras du sol,
  • ses longues tiges fines ramifiées,
  • sa racine profonde et résistante.

Elle peut facilement être confondue avec d’autres plantes non toxiques de la même famille.

 

Pourquoi les chevaux consomment-ils la porcelle enracinée ?

En temps normal, les chevaux consomment peu ou pas du tout cette plante. Cependant, certaines situations augmentent le risque d’ingestion.

 

Sécheresse et manque d’herbe

Lorsque les ressources fourragères diminuent, les chevaux peuvent consommer des plantes habituellement peu appétentes.

 

Surpâturage

Les pâtures fortement exploitées favorisent le développement de la porcelle enracinée et augmentent le risque de consommation.

 

Pâtures pauvres ou dégradées

Les terrains peu entretenus ou présentant une faible densité d’herbe sont particulièrement propices à son développement.

 

Quels sont les symptômes d’une intoxication à la porcelle enracinée ?

L’intoxication peut provoquer des troubles neurologiques caractéristiques appelés syndrome de harper.

Les symptômes observés chez le cheval peuvent inclure :

  • hyperflexion brutale des postérieurs,
  • démarche anormale,
  • difficultés locomotrices,
  • raideur,
  • tremblements musculaires,
  • perte d’état,
  • difficultés à reculer,
  • troubles de l’équilibre.

Dans certains cas sévères, les chevaux peuvent avoir des difficultés importantes à se déplacer ou à se relever. Les signes cliniques peuvent apparaître progressivement après plusieurs semaines d’exposition.

 

Le syndrome de harper chez le cheval

Le syndrome de harper correspond à une atteinte neurologique périphérique affectant principalement les membres postérieurs.

Les chevaux atteints présentent une élévation excessive et involontaire des postérieurs lors du déplacement.

L’intensité des symptômes peut varier :

  • formes discrètes avec simple gêne locomotrice,
  • formes sévères avec incapacité locomotrice importante.

 

Comment prévenir les intoxications à la porcelle enracinée ?

Surveiller les pâtures

Il est recommandé :

  • d’identifier les zones envahies,
  • d’arracher les plants lorsque cela est possible,
  • d’éviter le surpâturage,
  • de maintenir une bonne densité d’herbe.

 

Adapter la gestion des pâtures

Une rotation des parcelles et une gestion adaptée permettent de limiter le développement des plantes toxiques.

 

Renforcer la vigilance en période de sécheresse

Les épisodes de sécheresse augmentent fortement le risque d’exposition des chevaux.

 

Fournir un fourrage de qualité

Une alimentation suffisante limite la consommation de végétaux indésirables.

 

Que faire en cas de suspicion d’intoxication ?

En cas de doute :

  1. retirer immédiatement le cheval de la pâture concernée,
  2. empêcher l’accès à la plante suspecte,
  3. contacter rapidement un vétérinaire,
  4. surveiller les autres équidés exposés,
  5. adapter l’environnement du cheval pour limiter les risques de chute.

Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances d’amélioration.

 

Une vigilance essentielle durant l’été

La porcelle enracinée se développe particulièrement dans les pâtures sèches et dégradées. Les périodes estivales et les sécheresses favorisent donc fortement le risque d’intoxication chez les chevaux.

La surveillance des pâtures, l’entretien des parcelles et une bonne gestion alimentaire constituent des mesures essentielles de prévention.