neurologie

Neurologique

La surveillance des équidés présentant un Syndrome Neurologique a été mise en place en juillet 2003. En France, les affections neurologiques d’origine infectieuse, parasitaire ou toxique sont rares mais sont souvent responsables de mortalité chez les équidés.

Pourquoi ?

La surveillance des cas de Syndrome Neurologique contribue à :
  • détecter précocement la réémergence de maladies présentes en France (herpèsvirus, fièvre de West-Nile) ou l’émergence de maladies exotiques (encéphalite japonaise, encéphalite vénézuélienne, encéphalose hépatique…) ;
  • participer à la prévention de ces maladies (formation, campagnes de sensibilisation, etc.) ;
  • fournir une aide aux acteurs de la filière, en particulier les vétérinaires, et aux autorités sanitaires à la gestion de crise lors d’une épizootie ;
  • accompagner des travaux de recherche permettant de mieux connaître ces maladies pour une meilleure prévention et un développement des outils diagnostiques et de prise en charge des équidés atteints.

Quoi ?

Les symptômes caractéristiques d’une atteinte du système nerveux central sont l’ataxie (manque de coordination des mouvements), la parésie (perte partielle de la motricité), la paralysie, un décubitus (animal couché) ou encore des troubles du comportement. Les agents pathogènes (virus) recherchés dans le cadre du protocole de surveillance du RESPE sont :
  • l’herpèsvirus équin de type 1 (HVE1) forme nerveuse
  • le virus de la fièvre de West Nile

Comment ?

Lorsqu’un cheval présente un Syndrome Neurologique, le Vétérinaire Sentinelle qui l’examine peut, avec l’accord du propriétaire, le déclarer au RESPE. Cette première information permet au RESPE de connaître la répartition des chevaux malades.

Le Vétérinaire Sentinelle prélève des échantillons sur l’animal : un écouvillon nasopharyngé, des prélèvements sanguins et un prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR).

Ces échantillons vont servir à confirmer ou non, la présence de virus par des analyses de laboratoire et sont envoyés au laboratoire partenaire du RESPE (LABEO Frank Duncombe).

Dans le cadre du protocole de surveillance du RESPE, la recherche de l’herpèsvirus de type 1 se fait par une technique de biologie moléculaire dite PCR : elle permet de détecter l’ADN du virus dans l’échantillon. La présence du virus de la fièvre de West-Nile est détectée par une analyse immunologique, dite technique ELISA, qui permet de détecter des anticorps spécifiques dans le sang. Un examen cytologique du LCR est également réalisé : il s’agit de déterminer la composition et les éléments présents dans le liquide.

Si le résultat revient positif sur une maladie surveillée, cette seconde information permet de connaitre la répartition des maladies en France. Elle est diffusée sous forme d’alerte immédiate pour l’herpèsvirus de type 1 afin que des mesures de précaution adaptées puissent être mises en place sur le terrain.

Pour la fièvre de West Nile, maladie réglementée gérée par l’Etat, une étape supplémentaire est nécessaire avant de diffuser l’information. L’échantillon est alors envoyé au Laboratoire National et Européen de référence (LNR-LRUE*) pour confirmation du résultat. Le résultat du LNR-LRUE est transmis aux services compétents du Ministère de l’Agriculture (Direction générale de l’Alimentation – DGAl) qui notifient l’information de manière officielle. Le RESPE diffuse alors l’information par ses canaux habituels.

*LNR-LRUE maladies équines (West Nile et encéphalites équines exotiques), ANSES site de Maisons-Alfort, France

Informations complémentaires

Dans le cadre du protocole de surveillance du Syndrome Neurologique, le RESPE propose une prise en charge de 50% des frais d’analyses.

Des analyses complémentaires sont régulièrement effectuées dans le cadre de la recherche sur les maladies équines ; elles sont prises en charge par le RESPE ou par le LNR-LRUE maladies équines de l’ANSES.

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relatifs au syndrome

Foire aux questions

+- De temps en temps, mon cheval tape fort du postérieur, cela peut-il être un signe de la maladie de Harper australien ?

Le fait de « taper » fort peut être le signe d'un problème touchant le membre, mais dans le cas du Harper australien cette atteinte est bilatérale, et le cheval peut plier le postérieur, le remonter, mais ne peut pas l'avancer. Si dans votre cas, ce comportement est ponctuel et uniquement d'un côté, il est probable qu'il ne s'agisse pas de Harper.

+- Peut-on partir en concours dans un département où un ou plusieurs cas d'une maladie contagieuses (HVE, grippe, gourme) est déclaré ?

Le risque zéro n'existe pas, que ce soit en période de crise sanitaire ou non. L’important est de mesurer ce risque et de s’y adapter. Il n’est donc pas nécessaire d’annuler votre participation au concours si par exemple, l’alerte ne concerne qu’un seul cas dans un seul endroit (foyer). Il est cependant recommander de prendre un certain nombre de mesures de précaution que vous trouverez dans ce document.

+- J’ai une randonnée prévue dans un secteur où une alerte de maladie respiratoire (grippe, herpès virus…) a été émise, que dois-je faire ?

Le risque zéro n'existe pas, que ce soit en période de crise sanitaire ou non. L’important est de mesurer ce risque et de s’y adapter. Il n’est donc pas nécessaire d’annuler la randonnée si par exemple, l’alerte ne concerne qu’un seul cas dans un seul endroit (foyer). Il est cependant recommander de prendre un certain nombre de mesures de précaution que vous trouverez dans ce document ainsi que :
- s'assurer de la bonne santé des chevaux qui vont participer à votre randonnée ;
- s'assurer qu’aucun cheval provenant d’un foyer avéré ne se rendra sur les lieux du rassemblement ;
- s'assurer que le ou les lieux pour les étapes n'ont pas d'animaux malades présents sur site et ont prévu un lieu dédié pour les chevaux de la randonnée, à l’écart des chevaux du site, que s’il s’agit de boxes, ceux ci seront nettoyés et désinfectées avant et après votre séjour ;
- faire en sorte qu'il y ait des points d'eau à disposition afin que les cavaliers puissent s’approvisionner en eau individuellement ; proscrire au maximum les abreuvoirs communs ;
- éviter tout contact avec les chevaux extérieurs à la randonnée (contact physique mais aussi avec le matériel…) ;
- communiquer largement en particulier auprès des enfants, sur le respect de pratiques préventives pour limiter le contact direct et indirect entre chevaux, notamment via les mains, le matériel, les bottes…

+- Concernant la rhinopneumonie, un cheval porteur sain et vacciné peut-il transmettre la maladie au contact de chevaux vaccinés ou non vaccinés ?

Le portage n'a pas de lien avec la vaccination.
Le portage pour la rhinopneumonie signifie que si un cheval fait une rhinopneumonie, il reste porteur du virus même après être guéri. A la faveur d’un stress (fatigue, déplacements fréquents…), le virus pourra se réactiver et être à nouveau excrété : l’animal redeviendra alors contagieux.
Pour la vaccination, un vaccin, quel qu’il soit comme celui de la grippe chez l'Homme par exemple, ne protège jamais à 100%. Un animal vacciné a par contre plus de chance de ne pas développer la maladie s’il rencontre le virus et s’il fait la maladie, il aura généralement des symptômes moins importants, se remettra plus vite et surtout excrétera moins de virus, donc sera moins contagieux.

+- Des cas de rhinopneumonie sont avérés dans mon établissement. Je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas comptabilisés par le RESPE.

Le RESPE ne diffuse des alertes que sur les cas qui lui sont déclarés par ses Vétérinaires Sentinelles (VS). Si les cas dans votre établissement n’ont pas été déclarés au RESPE par un VS ou que les analyses n’ont pas été réalisées dans un laboratoire partenaire, ils ne font effectivement pas l’objet d’une alerte. Vous pouvez en discuter avec votre vétérinaire pour savoir s’il est VS ou pas. S’il l’est, il peut déclarer les cas a posteriori et selon les analyses faites ou non, vos équidés malades pourront être comptabilisés et faire l’objet d’une alerte. S’il n’est pas VS, il peut le devenir facilement et rapidement.

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